Pourquoi sommes-nous en train de perdre le Royaume-Uni ?

Longtemps l’un des grands leaders de l’Europe, Le Royaume-Uni semble l’abandonner doucement mais sûrement, tournant une page de 1000 ans d’histoire. Depuis toujours le Royaume-Uni voit en l’Europe souvent une opportunité, notamment économique, parfois une menace. Éléments incontournables du destin de notre continent, les Britanniques étaient ouverts non seulement sur ce qui ce passait à Londres mais également dans le reste de l’Europe. Aujourd’hui, cette Europe reste le premier marché à l’exportation britannique, les clubs de football se revendiquent haut et fort européens et viennent régulièrement mettre la pâtée aux clubs français (ceci est néanmoins une autre histoire). Cependant, être en Europe n’a jamais eu aussi peu de sens au pays de sa Gracieuse Majesté qu’aujourd’hui. Si l’on devait essayer de se faire un schéma pour se représenter la vision du monde des Britanniques, on aurait Londres et son opulente City au premier plan, les Etats-Unis au second et quelques restes du Commonwealth au fond, et encore. Par contre, la...Read More >

La fin des diamants de sang ?

Le témoignage de Naomi Campbell lors du procès de l’ancien Président libérien Charles Taylor remet sous les feux de l’actualité le problème brûlant des « diamants de sang ». Il est cependant dommage de constater que malgré la médiatisation du trafic de ces pierres, les moyens de lutte contre, eux, restent dans l’ombre. Rendus connus du grand public grâce au film Blood Diamonds ou encore Lord of war, les « diamants de sang » ou « diamants de conflit » sont une des causes majeures de la guerre civile qui a ravagé la Sierra Leone de 1991 à 2002. Le RUF (Front Révolutionnaire Uni, groupe rebelle sierra léonais), soutenu par Charles Taylor (qui deviendra par la suite Président du Libéria) et commandé par Foday Sankoh a cherché à s’emparer des mines diamantifères, situées principalement à l’Est du pays – à proximité de la frontière libérienne. L’accord entre les deux partis était simple : grâce au soutien matériel et financier de Charles Taylor, le RUF pouvait prendre le...Read More >

Pauvre police

Ayant eu le privilège d’être la cible d’un cambrioleur qui a souhaité bon d’embarquer ma console de jeu favorite et mon lecteur dévédé (mais pas sa télécommande ?!), j’ai découvert avec enchantement le monde merveilleux des commissariats pour y déposer ma plainte. Après avoir reçu l’aimable visite du G.E.C (Groupement d’Enquête sur la Criminalité) qui a dépoussiéré mes meubles à l’aide de leurs bro-brosses sans leur lampe-torche (bah ouais, elles n’avaient plus de piles), je me suis donc rendu au poste de police le plus proche : celui de la Gare de Strasbourg. Accueilli dans une température aisément 50% supérieure à celle de l’extérieure, j’attendais patiemment mon tour, derrière ce monsieur-portugais-aux-papiers-volés-dans-le-métro-à-Paris (Bon courage), afin de procéder à ma déclaration. A mon arrivée, seul un policier supportait l’accueil au poste, enchaînant les dépositions. Lorsque ses collègues furent enfin à pied d’œuvre, je suivi un nouvel ami, qui m’indiqua d’emblée que je me fourvoyais alors : « Non, pas par là, c’est les toilettes »....Read More >

Constellation Records : Rencontre du 3ème type

Le label indépendant, fondé à Montréal en 1997, a pour but de réconcilier les esthètes mélomanes avec l’industrie du disque, à l’ère d’une vulgarisation 2.0 menée tambour battant par l’ensemble des plate-formes de téléchargement sous l’égide des grand trusts. Estampillée post-rock, ce qualificatif ne semble être qu’un grossier raccourci tant la petite structure du Grand Nord s’emploie à rassembler des univers musicaux aussi éloignés qu’originaux : elle compte parmi ses chefs de file de nombreux O.M.N.I. (Objets Musicaux Non Identifiés), des Silver Mt Zion à feu Vic Chesnutt, en passant par Clues et Godspeed You! Black Emperor. Mais les « stars » de Constellation brillent de leurs plein feux dans une profonde obscurité. Trop peu connus dans nos vertes contrées, ces artistes tournent régulièrement dans des petites salles de l’Hexagone en catimini, dans le respect d’une éthique underground, oscillant constamment entre confidentialité et trop timides coups d’éclat.

Séries: Si vous deviez n’en garder que deux

Contrairement au sadisme que laisse transparaitre le titre de cet article, nous avons bien demandé à nos contributeurs de choisir deux séries, mais par catégories. S’il était difficile de constituer une distinction claire des genres de séries, nous avons retenus: Les comédies Les Drames Les séries d’Action/Aventure/SF Les comédies dramatiques/Les séries romances Pour ouvrir cette chronique nous commencerons par le choix de Loic Oumier et Vincent Coquaz. Si vous deviez ne garder que deux  séries  comiques ? Loic O.: Friends s’impose comme une évidence pour moi. Forte de ses 10 saison à plus de 20 épisodes, cette série est probablement la meilleure comédie de l’histoire de la télévision. Au menu, 6 personnages principaux et un cadre parfait, New-York. Il y en a pour tous les goûts avec la naïveté de Phoebe, le caractère infantile de Joey, les blagues de Chandler, les tics de Monica, la bonhommie de Ross ou la beauté de Rachel. Cette série s’adresse aux fans de How...Read More >

Merci professeur !

D’aucuns connaissent peut-être (encore faut-il regarder TV5) cette charmante émission présentée par Bernard Cerquiglini, linguiste renommé, docteur en langue française (et non ès langue française). Celui-ci, sous un air de vergogne et de bonhommie, connaît aussi bien les subtilités de la grammaire que les méandres délicieux de l’orthographe et nous prodigue des leçons simples à retenir. Vous ne connaissez pas le lien entre crétin et chrétien ? Ignorez-vous qu’il n’existe pas de « h » aspiré en français ? Galvaudez-vous la majuscule comme nos voisins anglais ? Accentuez-vous les majuscules ? Monsieur Cerquiglini vous intéressera à tous ces petits détails qui vous conduiront, comme il aime à le dire, à ne plus « craindre d’être un peu puriste, à bon escient du moins ». Depuis bien longtemps déjà, je suis tout excité à chaque fois que j’apprends un nouveau mot, fébrile lorsque je prends mon dictionnaire, émoustillé lorsque je découvre une règle de grammaire jusque-là inconnue, tout esbaudi lorsque je lis bien accordé « ma feue1 mère » et proche de la...Read More >

Hors du gaullisme, point de salut ?

Nouvelle péripétie des relations houleuses entre l’exécutif et l’Education nationale, le programme du baccalauréat de Littérature de l’an prochain est déjà contesté dans son corpus d’œuvres, sur l’inclusion ou non du troisième tome des Mémoires de guerre du général de Gaulle, Le Salut. Il en va d’une accusation de récupération, comme ont été soupçonnées l’histoire (Guy Môquet, le Moyen Âge recentré sur la Chrétienté…) et les refontes pédagogiques (la maternelle des couches-culottes, la « blague » de la section ES…). A priori, la présence de cet opus dans le corpus d’œuvres, entre Homère et Samuel Beckett, peut être dérangeante. Ecrit a posteriori et non sur le vif, dans une prose classique, latine, certes sobrement élégante, ce récit mi-martial mi-autobiographique défendu par Romain Gary et descendu par Roland Barthes n’est pas consensuel, historiquement comme stylistiquement. Il demeure surtout un support politique, certes brillant, davantage qu’un objet ponctuel et mineur d’étude littéraire : il dépareille donc dans le programme de Littérature, face à des œuvres...Read More >

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