Jeux de Minc, jeux de vilain

«J’ai envie d’exploser un peu. Ce Pape allemand, parler comme il a parlé? En Français?» Face au micro de France inter, mercredi  25 août, le conseiller officieux de Nicolas Sarkozy, Alain Minc s’est emporté à l’encontre de Benoît XVI. Au moment où l’Eglise catholique française dénonçait les renvois massifs de Roms dans leurs pays, le Pape a déclaré: «Les textes liturgiques de ce jour nous redisent que tous les hommes sont appelés au salut. C’est aussi une invitation à savoir accueillir les légitimes diversités humaines, à la suite de Jésus venu rassembler les hommes de toute nation et de toute langue.» Voilà la phrase exprimée dans un Français parfait qui a mis hors de lui M. Alain Minc, conseiller politique proche de Sarkozy, économiste (raté?) et dirigeant d’entreprise. Selon lui, le Pape Benoît XVI n’avait pas à s’exprimer ainsi, faisant allusion aux renvois par l’Etat Français de groupes de Roms dans leurs pays d’origines en août dernier. Si Benoît XVI ne...Read More >

L’Observatoire des Séries [2]

Pour ce nouvel opus de l’Observatoire des Séries, IEP Mag vous propose le choix (une fois de plus cornélien) d’une de nos contributrices, strasbourgeoise, sur le thème « Si je ne devais garder que deux séries dramatiques » ainsi qu’un bref point sur l’actualité des séries en cette rentrée. Si je ne devais garder que deux drames. (Manon Leclerc – IEP Strasbourg) Bon, quelqu’un m’a déjà pris House, ça m’apprendra à appuyer sur l’accélérateur quand on me demande de rédiger un article. Du coup je vais me rendre coupable d’une bonne vieille filouterie et je vais pousser à coups de talon la série Rome dans la case « Drame », alors qu’en vrai elle déborde d’un peu partout, et surtout du côté « série historique ». Peu importe, il faut que je vous entretienne de cette série, selon moi la meilleure jamais tournée. Et je ne dis pas ça simplement parce que le budget engouffré dans ce projet est plus comparable à un blockbuster péplumoïde ricain avec...Read More >

Je suis grand et je suis (toujours) patriote

Cet article est une réponse à l’article Quand j’étais petite, j’étais patriote. Mon amour pour la France n’a rien d’un complexe d’Œdipe mal digéré, n’a rien d’une compassion pour une nation « opprimée » et m’empêche toute comparaison avec le Portugal ou une quelconque nation, tout simplement parce que la France est incomparable. Son génie, car il existe bien un génie français, ne la rend ni au dessus, ni en dessous des autres nations mais tout simplement, à part. Le don de la France au monde est tout à fait original. Et son histoire, pétrie de contradictions, fait sa richesse et notre devoir, De Gaulle et Pétain, la victoire de Verdun, Maurras et les communistes, Port-Royal et les libertins, Sade et Pascal, les socialistes utopistes et les grands penseurs libéraux, Tocqueville et Saint-Simon et nous pourrions remonter, encore et encore. Evidemment, la France n’est pas et ne saurait être un territoire vide ou pire, une carte sans territoire et sans histoire. On...Read More >

Quand j’étais petite, j’étais patriote.

Quand j’étais petite, j’étais patriote. J’avais, je crois, dès l’âge de 5 ou 6 ans, une notion très précise de ce qu’était la France : une grande puissance, présente à l’étranger, dont les valeurs (mais je ne les savais pas alors très clairement), et l’industrie s’étaient exportées mondialement, car la France était de loin le pays le plus perfectionné. Sans le savoir, j’étais un peu gaulliste. Je me souviens de mon premier séjour au Portugal, où je demandais à mon père si telle ou telle marque était française. Ainsi, quand je lui demandais, en passant devant une deux-chevaux, si Citroën était une marque française, ma belle-mère, qui est allemande, s’emporta en me reprochant de tout ramener tout le temps à la France. Je me servais en fait de la France pour lui prouver notre supériorité, à mon père et à moi, sur elle. Un souvenir très frappant me revient maintenant : au Portugal toujours, nous nous baladions mon père, ma...Read More >

DOSSIER : Pourquoi je ne crois pas en l’U.E. ?

Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, les conséquences du conflit mondial se font sentir lourdement sur le Vieux Continent ; le bilan humain est désastreux, la population européenne (et mondiale) traumatisée par la révélation au grand jour de l’horreur des camps de la mort, les économies européennes presque universellement détruites. L’Allemagne n’est plus qu’un vaste champ de ruines meurtri par les bombardements et à la population dévastée par six années intenses de guerre moderne. C’est dans ce contexte que renaissent les idéaux d’Union Européenne, enfouis pendant le conflit, mais pourtant déjà si forts durant les années vingt et à l’issue du premier conflit mondial en général. Une Union européenne basée sur une coopération économique qui rendrait tout autre conflit impossible entre Européens. Ainsi, la mise en commun des ressources nécessaires à toute guerre moderne – via la création de la Haute Autorité du Charbon et de l’Acier- ne se fait pas attendre. Le charbon et l’acier, symbole fort entre...Read More >

Agissez Monsieur le Président.

Voilà la France secouée une fois de plus par les mouvements sociaux dénonçant haineusement la politique menée par le gouvernement. « Sarko, t’es foutu, le peuple est dans la rue » me fera toujours autant rire. Ce qui me fait légèrement moins plaisir est la situation actuelle de ce qui fut le glorieux système d’assurance sociale et de retraite. Là où les manifestants ont raison de se faire entendre, est sur le fait qu’il ne faut surtout pas le détruire (du moins pour certains symboles) ; cet héritage de 1945 est devenu un des éléments centraux du pacte social français. Néanmoins, pas  besoin d’avoir fait de longues études pour comprendre que ce système de retraite par répartition a souffert des ans et surtout du ralentissement démographique couplé aux difficultés économiques qui sclérosent la France depuis 1973. Ce système bloqué dans le temps est là, tel une poire blette, prêt à tomber et à pourrir sur le sol des « avancées sociales ». Le système des...Read More >

Ligue 1, ou l’idéal socialiste

Payés une fortune au point de choquer l’opinion publique, cible des polémiques sur les inégalités de salaires comme des millionnaires qui cherchent à justifier ou comparer leur situation, les footballeurs font partie des grands gagnants du système capitaliste et de la logique du marché. Pourtant le monde du football pourrait être l’exemple d’une société plus méritocratique, plus juste, voire l’aboutissement d’un idéal socialiste : la libération des travailleurs. Un système de salariat socialiste ? Ronaldinho, Messi, Henry ont des fortunes mirobolantes, injustifiables et beaucoup plus élevées que certains chef d’entreprises, pourtant ce sont des travailleurs. Ils sont salariés de leurs clubs respectifs et ne font donc absolument pas partie de la « bourgeoisie » au sens marxiste du terme puisque ils ne sont pas détenteurs d’un quelconque capital. Ce sont ces « ouvriers du football » qui suent à l’entrainement, courent 10 km par match, prennent des risques de blessures à chaque contact pour faire fructifier le capital détenu par...Read More >

  • Partenaires