Casino

Créez gratuitement un compte sur Casino770 et jouez à ses superbes machines à sous pour des parties enivrantes prêtes à faire monter votre taux d'adrénaline. Easter Surprise, Desert Treasure, Fantastic Four, Pink Parther, Rocky, Spamalot, ... le choix est si large que vous trouverez certainement la version qui vous plaira !


L’Observatoire des Séries [2]

Rome ep1 LObservatoire des Séries [2]

Pour ce nouvel opus de l’Observatoire des Séries, IEP Mag vous propose le choix (une fois de plus cornélien) d’une de nos contributrices, strasbourgeoise, sur le thème « Si je ne devais garder que deux séries dramatiques » ainsi qu’un bref point sur l’actualité des séries en cette rentrée.

Si je ne devais garder que deux drames. (Manon Leclerc – IEP Strasbourg)

Bon, quelqu’un m’a déjà pris House, ça m’apprendra à appuyer sur l’accélérateur quand on me demande de rédiger un article. Du coup je vais me rendre coupable d’une bonne vieille filouterie et je vais pousser à coups de talon la série Rome dans la case « Drame », alors qu’en vrai elle déborde d’un peu partout, et surtout du côté « série historique ». Peu importe, il faut que je vous entretienne de cette série, selon moi la meilleure jamais tournée.

Et je ne dis pas ça simplement parce que le budget engouffré dans ce projet est plus comparable à un blockbuster péplumoïde ricain avec Bruce Willis et Russel Crowe (ok, oubliez Bruce Willis), qu’à une série lambda tournée dans un studio recréant exclusivement un appart et le bar d’à côté. Le format, déjà, était fait pour me séduire, en ce qu’il joue dans la cour du grand frère cinéma plutôt que dans le parc de la petite sœur série tévé. C’est du bon gros 50 minutes, avec un nombre arrêté d’épisodes et de saisons (seulement deux). C’est ce qu’on pourrait appeler du format BBC, utilisé majoritairement pour les adaptations, ou en tout cas pour les SDD (Scenarii à Durée Déterminée). Oui, j’ai utilisé le mot scenarii, go on, sue me.

La principale force de cette série est la recherche quasi-obsessionnelle de la vérité historique. Rien – ou presque – n’est sacrifié au concept marketing du péplum hollywoodien. L’Histoire y est certes sanctifiée, mais plus important encore, l’atmosphère de cette période (Pompée/César/Marc-Antoine/Auguste) est dépeinte avec un sens de la réalité et du détail qui ont laissé bouche bée plus d’un éminent historien spécialiste.

Rome c’est violent, c’est sexuel, c’est trash, c’est intelligent, c’est drôle et ça insulte à la pelle. Mais jamais ça ne tombe dans un excès « cinématographiquement esthétique », toujours cela reste subtil, mordant et terriblement bien vu. Si démesure il y a, elle est à imputer à l’époque qui est décrite et non au travail génial (littéralement) des scénaristes/réalisateurs, et encore plus génial des acteurs (des grands, par ailleurs : Polly Walker, James Purefoy, Ciaran Hinds et Simon Woods pour n’en citer que quelques uns). Bon, les dialogues ne sont pas encore en latin, mais l’accent britannico-celtico-irlandisant à couper au couteau que nous envoient les acteurs est une belle adaptation de ce qu’a dû souvent être cette langue si noble qui continue à faire rêver les professeurs d’hypokhâgne.

jekyll uk show LObservatoire des Séries [2]

Pour la deuxième, j’avoue avoir hésité avec The Shield, puis je me suis dit que quelqu’un d’autre pourrait s’en charger, tandis que la série dont je vais vous parler est un peu plus obscure. Permettez-moi de vous présenter Jekyll, petit bijou de la BBC datant de 2007 qui, comme son nom l’indique, remet au goût du jour le chef-d’œuvre de Stevenson. Techniquement c’est une télésuite, encore un format BBC avec un nombre calculé d’épisodes (seulement 6) et une durée proche de celle d’un film (55 minutes).

La force de Jekyll, c’est d’avoir su retirer à l’œuvre de Stevenson son côté parfois poussiéreux et gentiment désuet pour en faire une fable contemporaine au tragique diaboliquement efficace et au scénario affuté comme une lame de rasoir. (J’aime les figures de style).

L’histoire se déroule de nos jours et est centrée autour du personnage du docteur Tom Jackman (James Nesbitt, acteur principal de Bloody Sunday pour les amoureux de Paul Greengrass) qui subit les dédoublements de personnalité que l’on connaît. Pour s’en tirer à peu près convenablement, il a passé un accord avec son alter ego maléfique, mais, comme vous pouvez vous en douter, ça ne va clairement pas suffire, surtout si vous injectez des bribes de complot international dans l’histoire.

Le format très bref interdit à la série de s’essouffler, et la qualité du scénario ainsi que le jeu proprement époustouflant des acteurs instillent un suspense parfois insoutenable dans une histoire que nous pensions pourtant tous connaître; aussi je vous enjoins à regarder ce trésor made in UK qui fleure bon le talent et le rosbif à la menthe.

L’actu des séries : (Vincent Coquaz – IEP Mag)

nouvelle emission de france 2 fais pas ci fais pas ca reference LObservatoire des Séries [2]

Noyé dans un flot incessant de séries américaines ou anglaises (comme le montre brillamment le choix de Manon), le téléspectateur français vient à désespérer de pouvoir regarder une production nationale d’une envergure ou d’une qualité autre que Plus Belle la Vie. Si le format court a souvent plutôt réussi aux chaines françaises (on pense notamment à Un Gars, une fille sur France 2 ou Caméra Café et Kaamelott sur M6), les déconvenues des autres séries sont légion. C’est donc avec un plaisir tout particulier que je vous annonce la diffusion prochaine sur France 2 en Novembre 2010 de la 3ème saison d’une série bien trop peu connue, 100% française  et de très grande qualité (comique): Fais pas ci, fais pas ça. Une série comique familiale française diffusée sur France 2 et France 4, ça sent l’arnaque ? .

Pourtant, avec un style de faux-documentaire (ou « docu-soap ») très réussi, Fais pas ci, fais pas ça raconte avec brio le quotidien de deux familles aux modèles d’éducation opposés : les Lepic (pronant la ligne dure comme solution à la crise d’identité de la jeunesse) et les Bouley (famille recomposée qui se veut moderne, dont le père est incarné par l’excellent Bruno Salomone). Chaque scène sonne juste et les personnages comme les acteurs sont tout à fait dans le ton. Osez me dire que la scène du « cahier 24×32 petits carreaux 48 pages » ou de la présentation parentale « gauche/droite » dans l’extrait qui suit ne vous dit rien…

0 LObservatoire des Séries [2]

Parenthèse francophile fermée, c’est sur le marché US qu’on repart avec la rentrée des séries. Si la plupart ont largement déçu (audiences globalement en baisse et critiques très mitigées pour How I Met, Grey’s Anatomy ou House), il y en a une qui profite du départ prochain annoncé de sa vedette : The Office (US). L’extraordinaire (gigantesque, fabuleux, incroyable) Michael Scott (incarné par le tout aussi gigantesque Steve Carell) se fait plaisir dans son ultime et 7ème saison et le public en redemande (8,4 millions de téléspectateurs pour le premier épisode, surpassant ainsi les Experts sur la tranche 18/49ans). Si on a évoqué Ricky Gervais (The Office UK) pour le remplacer, l’intéressé a démenti et le suspense concernant le futur de la série bat son plein, sans que cela ne vienne entacher la qualité irréprochable de cette série (une constance jamais vue à mon goût sur 7 saisons). The Office c’est plus qu’une série, c’est une drogue !

Office wallpaper3 1600x1200 LObservatoire des Séries [2]

La dernière série dont il est question ici, n’a encore jamais été officiellement diffusée (le premier épisode sera diffusé le soir d’Halloween sur AMC, à qui l’on doit notamment Mad Men et Breaking Bad). Cependant, IEP Mag, pour les besoins de cet article, a pu mettre la main sur une version « leak », i.e une version qui a « échappé » aux producteurs (en fait, de plus en plus souvent, ces « fuites » sont organisées par la chaine elle-même pour faire monter la sauce autour d’une nouvelle série; on se rappelle du succès de cette technique en ce qui concerne Fringe en 2008).

Cette série, dénommée très sobrement The Walking Dead, est une adaptation de la Bande Dessinée du même nom. Pour faire simple, imaginer le pitch de 28 jours plus tard (un homme sort de l’hopital pour être confronté à un monde dévasté et majoritairement peuplé de zombies affamés) avec la mise en scène et le format de Breaking Bad (que nous évoquions ici) et le réalisateur de The Shawshank Redemption (Les Evadés, toujours considéré comme meilleur film de tous les temps par les internautes dans le IMDB Top 250). La qualité d’une telle série se mesurera bien évidemment sur la longueur, mais la qualité de ce pilote (plus d’une heure tout de même !) ne laisse que peu de doute sur ce qui est à venir. Soigné tout en étant sanglant, violent, percutant et rythmé : c’est un régal ! Ce prélude reprend les classiques du genre sans tomber dans l’écueil du ridicule. A suivre donc.

0 LObservatoire des Séries [2]


Mots clés:
format 24 sur 32 48 pages petits carreaux, alter égo maléfique de benjamin maurice, serie francaise diffuse en 2010, série iep, série qualité drole

Vous aimerez peut-être aussi :


2 commentaires

  1. John dit :

    Sans vouloir casser ton bonheur, Rome au niveau historique c’est absolument lamentable. Je ne nie pas que c’est une excellente série, mais parler de « recherche quasi-obsessionnelle de la vérité historique » me parait aussi près de la vérité que de dire que Mars Attack est un documentaire.

  2. Jane dit :

    Je n’avais pas vu ce commentaire, mea culpa.

    Pour commencer, il est assez évident que Rome est une série et non un documentaire, et lui demander plus que ce qu’une série peut apporter serait faire fi de son objectif principal.

    Toutefois, je maintiens qu’historiquement, Rome est une tuerie (et non, ce n’est pas un « bonheur » d’écrire une chose pareille – c’est un constat).

    Et ce constat, je l’appuie sur mes quelques connaissances de cette partie précise de l’histoire de Rome. Je ne suis pas une spécialiste de l’histoire, encore moins de celle de Rome, mais bon sang j’en ai bouffé de cette période en particulier, et ce pendant… A vue de nez (en retirant les premières années inutiles de latin) au moins quatre bonnes années. Et des années bien remplies, crois-moi, dont je me serais volontiers passée avec le recul.

    Et surtout je me souviendrais longtemps, je pense, de la façon dont j’ai découvert la série. C’était sur France culture/inter/info (rayez la mention inutile, je me ne me souviens plus), et j’avais entendu le Bohec s’extasier sur cette série (nouvelle à l’époque) et se répandre en dithyrambes pendant une bonne dizaine de minutes sans laisser au journaliste qui voulait l’interroger sur toute autre chose l’occasion d’en caser une seule.
    Ca a été ce qu’on peut appeler une motivation à la consommation : j’ai scotché devant canal tous les jeudis soirs après ça.

    Après, effectivement, ça reste une série : ça prend des libertés là où des débats subsistent, ça crée des personnages ou ça en étoffe d’autres (non, Atia n’était sans doute pas cette chienne des enfers qu’on peut voir, et était plus soeur que nièce), mais reste que c’est la première fois que je vois une oeuvre télévisée rendre un tel hommage à l’Histoire, dans la mesure de ses moyens. C’est difficile de faire aussi impartial et « documenté » que The Wire quand ça touche à la Rome Antique et à quelques Rubicon(s).


Commenter