[Chronique] Martine au jardin public

Nouvelle chronique de Charlie, étudiante sous pseudo de Sciences Po Toulouse. Après Martine décolle, Martine se décide à « jogger ».  Grossière erreur. Je me rappelais avoir trouvé un truc infaillible pour me forcer à faire un footing quand j’avais le sentiment de n’avoir même pas assez de force pour pouvoir faire mes lacets. Et puis un jour il a fait froid, ça a mis du temps à s’arrêter et entre deux j’ai tout oublié. En attendant de remettre la main sur cette chouette astuce, je décide de rester au pieu encore, cinq, toutes, petites, minutes. Ce qui est très chouette aussi. Au travers des fentes des persiennes passent des rayons de soleil qui, tels du miel viennent caresser les contours de mon visage quand SOUDAIN débute un détestable et bien connu processus de culpabilisation. Tu devrais faire ça ça ça ça ça ça ça et puis ÇA aussi qui est encore plus important queça. Ok – c’est bon – jme lève. Je vais dans la cuisine me presse une orange, mange la pulpe et me...Read More >

Pourquoi voter Patrick Besson ?

Faisant fi de la polémique avec Eva Choly, un étudiant de Sciences Po Aix nous offre une ode à l’éditorialiste du Point et écrivain Patrick Besson.  Il y a des malins et des poires. La poire, pour la soif, c’est le malin génie de Patrick Besson qui me la donne entière. Je connais, depuis deux bonnes semaines un plaisir terrestre, journalier et concis. Il m’est nécessaire d’en parler : le plaisir se procure, il se donne à tout va. Son rapport est nocturne, car c’est parler tout bas. J’ai découvert Patrick Besson un matin, il y a deux ans, entre deux cafés –sans sucre, sans lait, sans touillette- dans une de ses chroniques qui relatait Batz-sur-Mer. C’était un café de machine à café, j’étais abonné au Point. Je fréquentais une fille. Ma vie tournait en rond, de jambes (en l’air) et de cuir (anglais). J’ai lu Patrick moins pour Besson que pour Batz. C’est la ville d’un grand-père chez qui je...Read More >

[Chronique] Martine s’envole

Nouvelle chronique de Charlie, étudiante sous pseudo de Sciences Po Toulouse. Après Martine positive, Martine attend, pense et décolle.  Attention, ce texte suppose de connaître à la fois le terme « quinconce » et les auteurs de « I’m sexy and I know it ». Je lui propose de mettre cet enfant qui est le sien en vente sur Ebay. L’homme refuse. Dommage. Je vais devoir le liquider moi même. Je viens d’aller voir Millenium j’ai plein d’idées. L’avion atterrit, le chérubin cesse de se servir de ma colonne vertébrale comme punching ball, m’évitant ainsi de me lancer dans la narration de la fausse anecdote sur les voisins en transports en commun, qui ennuierait tout le monde y compris toi  y compris ma mère y compris l’auteur. “So 2011” comme diraient la moitié des actualités facebook du 2 Janvier 2012. 70 minutes auparavant: Je me suis souvent dit que dans la vie, j’irais beaucoup plus loin si j’avais un cerveau pour de vrai. J’attrape l’ordinateur portable...Read More >

[Chronique] Martine positive

Dans sa nouvelle rubrique « Chronique », IEPMag publie des articles plus personnels, tranches de vie d’étudiant(e)s à Sciences Po. Aujourd’hui une étudiante de Sciences Po Toulouse se fait voler sa selle. Ne pas s’asseoir ne pas s’asseoir ne pas s’asseoir. Ce matin, j’ai découvert qu’il existe sur Toulouse, un business de la selle. Et j’aurais bien voulu voir les voir, ces deux p’tits blaireaux en train d’amputer mon pauvre bitwin d’un de ses membres les plus chers. Comme ça j’aurais pu, j’aurais pu, rien faire. Et ce même si ils avaient douze ans. Encore plus s’ils avaient douze ans. J’observe ma progéniture et me dis : ça ressemble pas à grand chose un vélo avec des très grandes roues, un panier et pas de selle. Jveux dire à part à un rmiste qui caresse sa mercedes. Mais j’imagine qu’yen a beaucoup. Donc j’imagine que c’est pas si grave. Donc je pédale sans selle et je tâcherai de la fermer et ce...Read More >

A quoi bon débattre ?

Alors que la drôle de campagne de 2012 (entre candidats déclarés, pas déclarés, déclarés puis finalement non, déclaré mais Président ou déclarés mais sans signature) entre dans le vif des sujets, une étudiante de Sciences Po Toulouse propose aux lecteurs d’IEPMag une courte chronique sur les bienfaits du débat. ENTRE NOUS…sale temps pour les prétendants à la fonction suprême. Leurs débats envahissent nos discussions. L’hiver s’installe et gèle les conversations. Les flocons tombent mais les arguments se font rares. En cette saison électorale, les combats remplacent nos débats. Il n’y a plus de dialogue, plus d’échange constructif mais plutôt une juxtaposition de monologues inflexibles. Le but n’est pas d’avoir raison du sujet mais d’avoir raison de l’autre. Or l’idéal philosophique de l’honnête homme présente le débat comme un véritable dialogue d’idées : la convergence est possible et les divergences fondées. Les tords sont admis sans perturber l’échange. Nous sommes loin du compte. Alors, arrêtons de débattre? A quoi bon déployer...Read More >

Séguin, putain deux ans !

« Il ne suffit pas d’avoir de l’appétit. Il faut aussi avoir de l’estomac » disait-il. De l’estomac, Séguin en avait. De l’appétit, pas suffisamment. Il passa à côté de son destin, celui de devenir Président. Il avait à la fois le talent oratoire et la rigueur intellectuelle, le rejet de l’idéologie dominante et la conscience de son époque. Le refus d’une Europe dont il avait prédit l’échec malgré les injonctions des cabris maastrichtiens. Mais il incarnait aussi l’humanisme, fondement de son engagement en faveur de l’abolition de la peine de mort aux côtés de Robert Badinter et de Jacques Chirac. Jacques Chirac, justement, avait un appétit insatiable. Son ambition dévorante ne s’appuyait sur un aucun corpus idéologique précis. Séguin lui a donc fait sa campagne de 1995. Il lui a prêté un estomac. Son estomac. C’était nécessaire pour encaisser les coups des adversaires acquis à Balladur, celui dont l’appétit et la suffisance hautaine étaient proportionnellement inverses à ce qui lui...Read More >

[Edito] Référendum grec : Changez le peuple !

Mais de quoi se mêlent-ils ? Les grecs vont devoir se serrer la ceinture d’une façon ou d’une autre. Les technocrates « libéreurobéats » leur ont dit. Et le peuple hellène aurait le culot de vouloir donner son avis! Dans le grand maelström qui sert de pensée politique en Occident, on avait fini par assimiler deux concepts. La Guerre Froide aidant, un trait d’égalité avait fini par être tiré entre « économie de marché » et « démocratie libérale ». A moins que ce ne soit « démocratie de marché » et « économie libérale ». Pourtant, il faut bien constater que ces deux notions sont différentes. Elles ne relèvent tout simplement pas de la même sphère. Un système politique et un système économique n’ont ni les mêmes fonctions, ni les mêmes présupposés, ni les mêmes acteurs. On parle de citoyens d’une part et consommateurs de l’autre. Il est vrai qu’avec le développement du benchmarking pour analyser l’électorat, le recours...Read More >