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	<title>IEP Mag</title>
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	<description>Journal étudiant de tous les Sciences Po</description>
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		<title>L&#8217;observatoire des séries: Le temps des godes est révolu</title>
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		<pubDate>Tue, 21 Feb 2012 14:31:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>

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		<description><![CDATA[Votre chroniqueuse série préférée d&#8217;IEPMag (et désormais au Huffington Post) revient dans son dernier article (et grâce à un magnifique jeu de mot douteux) sur l&#8217;hypersexualisation des séries TV.  Bienvenue dans l’ère True Blood, Carrie Bradshaw. Pour les néophytes, Carrie est l’héroïne de Sex And The City, la série de HBO qui avait choqué l’Amérique entière (enfin, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.iepmag.com/wp-content/uploads/2012/02/sex-and-the-city-4236170ctslx.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2074" title="Lobservatoire des séries: Le temps des godes est révolu" src="http://www.iepmag.com/wp-content/uploads/2012/02/sex-and-the-city-4236170ctslx.jpg" alt="sex and the city 4236170ctslx Lobservatoire des séries: Le temps des godes est révolu" width="550" height="400" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Votre chroniqueuse série préférée d&#8217;IEPMag (et désormais au <a href="http://www.huffingtonpost.fr/marie-turcan/" target="_blank">Huffington Post</a>) revient dans son dernier </em><em>article (et grâce à un magnifique jeu de mot douteux) sur l&#8217;hypersexualisation des séries TV. </em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Bienvenue dans l’ère True Blood, Carrie Bradshaw.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Pour les néophytes, Carrie est l’héroïne de Sex And The City, la série de HBO qui avait choqué l’Amérique entière (enfin, ceux qui avaient le câble) en parlant sans « tabous » de sexe et tout ce qui l’accompagne. En effet, pas de vie intime pour les quatre trentenaires/quadra de New York qui arrivent à avoir chacune une couleur de cheveux différente ; on parle aussi bien de MST que d’homosexualité ou de positions improbables sans oublier de mentionner le célèbre Rabbit, que la déontologie m’empêche d’illustrer en photo ci-dessous mais que le lecteur aura grand plaisir à <a href="http://www.google.fr/search?q=rabbit+sex+and+the+city&amp;um=1&amp;ie=UTF-8&amp;hl=fr&amp;tbm=isch&amp;source=og&amp;sa=N&amp;tab=wi&amp;biw=1024&amp;bih=485&amp;sei=uHZDT-fxLofU0QWro7WPDw" target="_blank">Googler</a>.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>SATC</strong> (abréviation pour les connaisseurs ou juste pour toutes les filles qui ont regardé ne serait-ce qu’un épisode), a fait l’effet d’une bombe en 1998, et a invité de nombreuses séries à jouer sur le même créneau. Cependant, si comme moi vous vous êtes mis à SATC un peu tardivement (oui, l’année dernière), vous avez pu vous réaliser à quel point la série est totalement dépassée par l’hypersexualisation des médias actuels (j’ai toujours rêvé d’utiliser hypersexualisation comme tous les journalistes hypes d’Enquête Exclusive, maintenant c’est fait) (« <em>Mensonges, trahisons, alcool, drogue et hypersexualisation, les dessous de la série l’Ile aux Enfants. </em>»).</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>En d’autres termes, Sex And The City, ça ne casse pas trois godes à un canard.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Certes, de nos jours, les séries des networks (ABC, CBS, NBC et FOX) ne s’embarquent que très rarement dans le dévoilage d’une fesse ou d’un sein, et on s’étonne encore grandement quand de nouvelles séries utilisent un langage plus cru que celui auquel ces chaînes nous avaient habituées (Two Broke Girls, Are You There Chelsea, les multiples blagues grivoises de Barney Stinson ou encore l’humour trash de South Park).</p>
<p style="text-align: justify;">Pourtant, cette pudeur de la part des networks a lancé les chaînes câblées (AMC, HBO, Showtime, FX, Starz) dans une escalade récente à ce qui se fait de plus « osé » à la télévision américaine aux heures de grandes écoutes.</p>
<p style="text-align: justify;">La violence et le sexe font vendre, c’est bien connu. Showtime et HBO l’ont remarqué en premier ; c’est en utilisant à bon escient ces ingrédients qu’elles réussissent à produire des séries plus complexes, plus réalistes et plus intelligentes que celles des networks.</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi de nos jours, quand une série sort sur le câble, on sait que l’on peut s’attendre à tout.</p>
<p style="text-align: justify;">Evidemment, lorsque le titre annonce la couleur, comme dans <strong>Californication </strong>(Showtime), on est relativement assuré de voir une bite de temps à autres qui passait par là. Ladite série qui joue d’ailleurs à fond la carte du « sans tabou » n’hésite pas à nous faire croire que tout le monde en Californie est super open avec sa sexualité et qu’il n’y a pas de raison qui empêcherait de parler de la stimulation de la prostate autour d’un bon dîner entre copains (S05E04) (ou bien environ un épisode par saison qui met en scène ce genre de repas).</p>
<p style="text-align: justify;">Dans le même genre, il est évident que Christian Troy de <strong>Nip/Tuck</strong> (FX) n’a jamais mis les pieds à Strasbourg, parce que contrairement à Miami (ou LA à partir de la saison 5) il s’y trouve beaucoup moins de jeunes/vieilles/minces/défigurées/grosses/belles filles qui révéraient de s’envoyer en l’air avec le chirurgien qui a fourré son scalpel dans leurs entrailles (quelle double-métaphore subtile digne d’un Harlequin !). On trouve à mon avis aussi beaucoup moins de femmes motivées pour se faire prendre en levrette avec un sac en papier brun sur la tête, mais je ne dispose pas encore de statistiques précises sur la question. J’en appelle à des volontaires pour le lancement d’un questionnaire de rue afin de répondre à ces interrogations nécessaires au bon développement de cet article.</p>
<p style="text-align: justify;">Au final, celle qui a le plus fait exploser les scores du ridicule <em>« sex is everywhere »</em> est bien <strong>The L Word</strong> (Showtime), qui essaie tout de même d’affirmer comme véridique l’idée selon laquelle à chaque coin de rue à Hollywood une lesbienne est prête à vous sauter dessus et vous rouler une pelle dans les toilettes d’un café (n’importe lequel, ils marchent tous). De ce fait, on apprend deux choses qu’on ignorait ; toutes les femmes que les 492 personnages féminins de la série rencontrent sont de grosses lesbiennes/bi en manque de sexe ET elles vont toute passer à la casserole en moins de deux épisodes, parce que sinon ce ne serait pas crédible.</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">D’autres séries explorent ce sujet de manière plus intéressante et sans en rajouter.</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">En réalité, ces titres en vrac sont des exemples extrêmes de séries qui ont surexploité la libéralisation du sexe à la télévision, car d’autres explorent ce sujet de manière plus intéressante et sans en rajouter. Il suffit de regarder <strong>Dexter</strong> ou <strong>Nurse</strong> <strong>Jackie</strong> (Showtime pour les deux), dans lesquelles les scènes érotiques ne sont ni rares ni censurées, mais qui font partie intégrante de l’histoire (Dexter et ses problèmes d’intimité ou Jackie qui trompe son mari pour des « coups de cinq minutes » dans un labo le plus souvent fermé à clé) et permettent au téléspectateur de se sentir plus proche du protagoniste sans pour autant être surexcité d’avoir vu un bout des fesses de Michael C. Hall (bien que…). Ce dernier s’était d’ailleurs déjà essayé à ce genre de scènes dans <strong>Six</strong> <strong>Feet</strong> <strong>Under</strong>, qui ne lésinait pas sur les moments intimes sans donner l’impression de le faire pour attirer une part d’audience en plus.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignnone" src="http://images.telerama.fr/medias/2011/04/media_67854/game-of-thrones-fantastique-fantaisie,M52057.jpg" alt="game of thrones fantastique fantaisie,M52057 Lobservatoire des séries: Le temps des godes est révolu" width="455" height="380" title="Lobservatoire des séries: Le temps des godes est révolu" /></p>
<p style="text-align: justify;">Ce phénomène est pourtant bien réel, et même en reconnaissant l’immense qualité de certaines œuvres, il est évident que des séries comme <strong>True</strong> <strong>Blood</strong> (HBO) ou <strong>Game</strong> <strong>of</strong> <strong>Thrones</strong> (HBO) ciblent délibérément un public plus masculin (adulte épanoui ou jeune geek puceau) que celui de Nurse Jackie ou The Big C, et ainsi n’hésitent pas à montrer plus de sexe qu’il n’en faut, juste pour les attirer et les faire fantasmer.</p>
<p style="text-align: justify;">J’en ai déjà parlé à maintes reprises, mais <strong>True</strong> <strong>Blood</strong> n’a pas fini d’en faire voir de toutes les couleurs à ses fans ; vampire qui couche avec un vampire, vampire qui couche avec une humaine-fée-wtf?, femme vampire qui mord un humain, loup-garou qui se tape un loup-garou, panthère-garou-lmaof qui viole un humain, sexe homo, sexe hétéro, sexe à trois, sexe à mille, en se contorsionnant, en utilisant sa force surhumaine ou son pouvoir de télékinésie, bref il est rare que les scénaristes ne profitent pas des qualités de ces êtres extraordinaires pour faire monter la tension sexuelle jusqu’au premier échelon sur l’échelle des thèmes abordés en priorité par la série. Evidemment, sucer le sang est une métaphore, il suffit de regarder un épisode de la série pour s’en rendre compte. Mais alors, pourquoi les créateurs ont-ils eu tant besoin d’en rajouter ? L’audience, mon petit. A côté de True Blood, les scènes passionnelles entre Dexter et Lila dans la saison 2, c’est Bienvenue chez les Schtroumpfs. Et ça marche.</p>
<p style="text-align: justify;">Ca marche autant que <strong>Game</strong> <strong>of</strong> <strong>Thrones</strong>, qui est devenue en un an un « must-see » pour tout fan qui se respecte. Evidemment, cette dernière est d’une qualité sans précédent en matière de « série historique » et n’a rien à voir avec l’excès dans lequel est tombée True Blood, mais sur Internet, les vidéos de la série qui sont les plus vues sont tout de même les scènes de sexe entre la blonde écervelée (mais qui a quand même des dragons à son service donc personne n’ose plus lui dire Ta Gueule) et le gros barbare qui passe sa vie torse nu pour montrer ses muscles qui la prend par derrière sans trop lui demander son avis.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La violence et le sexe font vendre.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Il a donc deux manières d’appréhender ce phénomène ; on peut imaginer que ce n’est qu’un artifice pour engrener un maximum d’audience avide de scènes de cul, lassée d’aller sur JunglePorn et qui aimerait bien pouvoir combiner visionnage de série et engrangement d’images assez excitantes pour pouvoir s’en souvenir à des moments plus propices.</p>
<p style="text-align: justify;">D’un autre côté, on peut aussi simplement se rendre compte que cette libération de la représentation du sexe dans les séries télévisées a été extrêmement bénéfique pour ces dernières et ne fait que les rendre meilleures, lorsque celui-ci est utilisé avec parcimonie. C’est un fait, les séries du câble sont des réelles œuvres d’art qui n’ont rien à envier à des films créés pour le grand écran.</p>
<p style="text-align: justify;">De plus en plus, certaines séries se focalisent d’ailleurs délibérément sur le sexe, mais moins dans un but comique que pour l’utiliser en tant qu’élément central de l’histoire.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est le cas de <strong>Secret Diary of A Call Girl</strong> (ITV2) dans laquelle Billy Piper nous raconte sa vie d’<em>escort girl </em>et ses rencontres avec des clients tous plus étranges les uns que les autres. C’est aussi une des caractéristiques de <strong>Hung</strong> (HBO) (ou aussi appelé <em>Le Réjouisseur</em> au Québec, il fallait le mentionner) qui met en scène un coach de baseball qui se prostitue afin de s’en sortir financièrement, et qui montre les difficultés du héros (étonnant) à concilier sa nouvelle carrière de gigolo avec sa vie « privée ».</p>
<p style="text-align: justify;">Tout récemment, deux séries françaises (oui !) sont également venues ajouter leur petite pierre à l’édifice, <strong>Hard</strong> (Canal+) et <strong>Xanadu</strong> (Arte). Dans la première, une avocate se retrouve, après la mort de son mari, à la tête d’une société de production de films pornos et se voit obligée de reprendre le flambeau et donc d’évoluer dans le milieu fermé et complexe du X. Surfant un peu sur la même vague, Xanadu suit la vie d’une famille également à la tête d’une entreprise spécialisée dans la pornographie.</p>
<p style="text-align: justify;">Malheureusement, si Hard a eu un petit succès et laisse espérer une suite à ses deux saisons, Xanadu n’a même pas passé la barre des 250 000 téléspectateurs lors de sa diffusion début mai 2011 sur Arte et a de ce fait été annulée quelques mois plus tard par la chaîne.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces séries étaient-elles trop novatrices pour le public français ? Elles ne rentrent en effet pas dans les carcans d’une « série policière » de 20h50,  programme maintenant devenue culte et presque traditionnel dans les ménages.</p>
<p style="text-align: justify;">Ou alors sommes-nous toujours confrontés au même problème ? Les networks contre les chaînes câblées, les séries grand public contre les petits bijoux d’innovation, mais de ce fait discriminées par une censure toujours plus forte et une représentation toujours plus fausse de la société (bien qu’ancrée dans les mœurs) et de ce qui plairait le plus à la fameuse ménagère de moins de cinquante ans.</p>
<p style="text-align: justify;">Pourtant, je pense que ça ne déplairait pas à la ménagère de voir de temps en temps le sexe de Michael C. Hall sur sa grande télévision à écran plat.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignnone" src="http://cdn-premiere.ladmedia.fr/var/premiere/storage/images/public/news-people/michael-c--hall-la-star-de-dexter-atteinte-d-un-cancer/31903601-3-fre-FR/Michael-C--Hall-la-star-de-Dexter-atteinte-d-un-cancer_image_article_portrait_new.jpg" alt="Michael C  Hall la star de Dexter atteinte d un cancer image article portrait new Lobservatoire des séries: Le temps des godes est révolu" width="237" height="351" title="Lobservatoire des séries: Le temps des godes est révolu" /></p>
<p style="text-align: justify;"><em>(« Coucou, tu veux voir… ? »)</em></p>
<p style="text-align: right;">Marie Turcan<sup><a href="http://www.iepmag.com/2012/02/21/lobservatoire-des-series-le-temps-des-godes-est-revolu/#footnote_0_2069" id="identifier_0_2069" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Le point de vue d&eacute;velopp&eacute; et les jeux de mots douteux n&amp;#8217;engagent que l&amp;#8217;auteur.">1</a></sup> &#8211; Sciences Po Strasbourg</p>
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		<title>[Chronique] Martine positive</title>
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		<pubDate>Sun, 19 Feb 2012 18:14:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Brèves]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans sa nouvelle rubrique &#171;&#160;Chronique&#160;&#187;, IEPMag publie des articles plus personnels, tranches de vie d&#8217;étudiant(e)s à Sciences Po. Aujourd&#8217;hui une étudiante de Sciences Po Toulouse se fait voler sa selle. Ne pas s’asseoir ne pas s’asseoir ne pas s’asseoir. Ce matin, j’ai découvert qu’il existe sur Toulouse, un business de la selle. Et j’aurais bien [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.iepmag.com/wp-content/uploads/2012/02/velo-pola.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2061" title="[Chronique] Martine positive" src="http://www.iepmag.com/wp-content/uploads/2012/02/velo-pola.jpg" alt="velo pola [Chronique] Martine positive" width="350" height="400" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Dans sa nouvelle rubrique &laquo;&nbsp;Chronique&nbsp;&raquo;, IEPMag publie des articles plus personnels, tranches de vie d&#8217;étudiant(e)s à Sciences Po. Aujourd&#8217;hui une étudiante de Sciences Po Toulouse se fait voler sa selle.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Ne pas s’asseoir ne pas s’asseoir ne pas s’asseoir.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Ce matin, j’ai découvert qu’il existe sur Toulouse, un business de la selle.<br />
Et j’aurais bien voulu voir les voir, ces deux p’tits blaireaux en train d’amputer mon pauvre bitwin d’un de ses membres les plus chers. Comme ça j’aurais pu, j’aurais pu, rien faire. Et ce même si ils avaient douze ans. Encore plus s’ils avaient douze ans.<br />
J’observe ma progéniture et me dis : ça ressemble pas à grand chose un vélo avec des très grandes roues, un panier et pas de selle. Jveux dire à part à un rmiste qui caresse sa mercedes. Mais j’imagine qu’yen a beaucoup. Donc j’imagine que c’est pas si grave. Donc je pédale sans selle et je tâcherai de la fermer et ce même si j’ai l’air stupide et en particulier aux feux rouges. J’appliquerai le leitmotiv de celles qui, entre autre, consolent les victimes des coiffeurs cruels : la vérité c’est que tout le monde s’en cale. La preuve, tu viens de claquer 100euros chez dessange et la première chose que la taupe qui te sert de copain trouve à te demander, l’air de rien, c’est si ça a été ta journée. Sérieusement.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Ne pas s’asseoir ne pas s’asseoir ne pas s’asseoir.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">L’avantage, puisqu’il y en a, (j&#8217;veux dire à avoir un vélo sans selle pas un copain rongeur), c’est que plus jamais je n’aurais les fesses mouillées quand il pleut. D’autant plus qu’un bref coup de manche droite sur la selle n’a jamais rien apporté, à part à mouiller la dite manche droite.</p>
<p style="text-align: justify;">L’autre avantage, c’est que je vais me faire des cuisses en béton. Et ça, ça vient du même connard qui a décrété que prendre les escaliers à la place de l’ascenseur ça faisait maigrir.<br />
C’est pour dire.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Ne pas s’asseoir ne pas s’asseoir ne pas s’asseoir.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Quand j’étais ptite j’avais une espèce de conscience poussée au ridicule qui me faisait penser que si je ne jouais pas avec tous mes jouets, barbie par barbie, selon un temps de répartition égale, je risquais de les vexer à tout jamais. Jme revois même en train de faire un p’tit check up avant de m’endormir. Barbie véto ok, shelly chanteuse ok, etc. Flippant.<br />
Aussi, j’ai lu un jour quelque part que les gens qui faisaient et étudiaient la politique étaient avant tout des gens qui aiment les gens.<br />
C’est vrai je crois. J’aime bien les gens.</p>
<p style="text-align: justify;">Par contre j’aime pas la politique.<br />
Comment ça c’est gênant ?<br />
Tout ça pour vous dire que mon téléphone vient de sonner, que c’est Constant qui me dit qu’il vient de voir mon vélo devant l&#8217;IEP et qu’il ira m’acheter une autre selle.<br />
Je décline l’offre. I ouile never let you daoune babe.</p>
<p style="text-align: justify;">Et la mafia de la selle n’a qu’à bien se tenir.</p>
<p><a href="http://www.iepmag.com/wp-content/uploads/2012/02/peder_severin_kroyer_-_portrait_de_mariage__1890.jpg"><img class="size-thumbnail wp-image-2065 alignleft" title="[Chronique] Martine positive" src="http://www.iepmag.com/wp-content/uploads/2012/02/peder_severin_kroyer_-_portrait_de_mariage__1890-150x150.jpg" alt="peder severin kroyer   portrait de mariage  1890 150x150 [Chronique] Martine positive" width="150" height="150" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Charlie &#8211; Sciences Po Toulouse &#8211; <a href="http://violetteetcharlie.tumblr.com/" target="_blank">Les Idées Populaires</a>.</p>
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		<title>Attisons la haine et voyons ce que ça donne</title>
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		<pubDate>Thu, 16 Feb 2012 12:32:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>

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		<description><![CDATA[Pour la Saint Valentin, Christian Vanneste nous a offert un buzz de la droite chrétienne comme on les aime : un entretien filmé de vingt minutes publié par Libertepolitique.com, association autoproclamée &#160;&#187;porte parole des chrétiens dans les grands débats de société&#160;&#187;. Si le titre de la vidéo est &#160;&#187;Favoriser la famille pour préparer l&#8217;avenir&#160;&#187;, la première [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.iepmag.com/wp-content/uploads/2012/02/PET11101102.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2049" title="Attisons la haine et voyons ce que ça donne" src="http://www.iepmag.com/wp-content/uploads/2012/02/PET11101102.jpg" alt="PET11101102 Attisons la haine et voyons ce que ça donne" width="462" height="307" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Pour la Saint Valentin, Christian Vanneste nous a offert un buzz de la droite chrétienne comme on les aime : un entretien filmé de vingt minutes publié par Libertepolitique.com, association autoproclamée &nbsp;&raquo;porte parole des chrétiens dans les grands débats de société&nbsp;&raquo;. Si le titre de la vidéo est &nbsp;&raquo;Favoriser la famille pour préparer l&#8217;avenir&nbsp;&raquo;, la première question, « vous êtes président de l&#8217;association Famille et liberté. Aujourd&#8217;hui les lobbies gays semblent monopoliser le débat sur la famille. Comment l&#8217;expliquez vous ? », lui offre une occasion en or d&#8217;explorer les limites de la liberté d&#8217;expression. Grand historien s&#8217;il en est, il en profite donc pour mentionner &nbsp;&raquo;la fameuse légende de la déportation des homosexuels&nbsp;&raquo;. Le 14 février, le Lab d&#8217;Europe 1 pointe <a href="http://lelab.europe1.fr/t/christian-vanneste-et-la-fameuse-legende-de-la-deportation-des-homosexuels-871" target="_blank">la vidéo</a>. Diffusion rapide de l&#8217;information dans les médias (<a href="http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2012/article/2012/02/15/christian-vanneste-ump-evoque-la-legende-de-la-deportation-des-homosexuels_1643436_1471069.html" target="_blank">Le Monde</a>, <a href="http://www.lexpress.fr/actualite/politique/christian-vanneste-et-la-legende-de-la-deportation-des-homosexuels_1082550.html" target="_blank">L&#8217;express</a> ou<a href="http://www.lefigaro.fr/politique/2012/02/15/01002-20120215ARTFIG00388-vanneste-nie-la-deportation-des-homosexuels-en-france.php" target="_blank"> Le Figaro</a>).</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;UMP n&#8217;a pas tardé à faire savoir que M.Vanneste avait cette fois-ci dépassé les bornes, puisqu&#8217;il a été annoncé ce mercredi 15 février que son exclusion du parti serait inscrite à l&#8217;ordre du jour de la prochaine réunion de son bureau politique.</p>
<p style="text-align: justify;">Christian Vanneste est le charmant député de droite populaire, de la 10e circonscription du Nord depuis 1993 (les petits chanceux). Il s&#8217;était déjà fait remarquer en 2005 lorsqu’ avait jugé  l’homosexualité «inférieure à l’hétérosexualité». Propos pour lesquels il a d&#8217;abord été condamné, puis relaxé par la Cours de Cassation en 2008.</p>
<p style="text-align: justify;">On ne peut pas dire qu&#8217;il se cache de ses opinions, son site internet (http://www.christianvanneste.fr/) nous offre d&#8217;ailleurs son slogan : « le courage du bon sens ! », et un florilège d&#8217;articles dont les titres laissent parfois rêveurs (cf <a href="http://www.christianvanneste.fr/2012/02/07/la-gauche-ou-la-subversion-du-langage-et-la-perversion-de-la-pensee/">La gauche, ou la subversion du langage et la perversion de la pensée</a>). Je vous recommande chaleureusement le site internet de son association (<a href="http://www.familleliberte.org/">http://www.familleliberte.org/</a>), dont toute une partie est consacrée &nbsp;&raquo;aux groupes de pression homosexuels&nbsp;&raquo; et à toutes les actions dangereuses que le gouvernement peut mener en leur faveur.</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">&laquo;&nbsp;C&#8217;est drôle de trouver autant de justification rationnelle pour son dégoût pur et dur pour deux mecs qui s&#8217;enculent&nbsp;&raquo;</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Une amie a très bien résumé ce que l&#8217;écoute de cet entretien peut inspirer : &nbsp;&raquo; c&#8217;est drôle de trouver autant de justification rationnelle pour son dégoût pur et dur pour deux mecs qui s&#8217;enculent&nbsp;&raquo;. En effet, on notera que si M.V anneste s&#8217;acharne à longuement décrire en quoi l&#8217;homosexualité est une aberration et une menace, il semble oublier que le terme désigne tout aussi bien des femmes que des hommes. Pourtant, à ce que je sache, une femme qui refuse de vouer son utérus à la grande cause nationale de la reproduction est tout aussi coupable qu&#8217;un homme qui garderait égoïstement ses spermatozoïdes pour lui. Et, c&#8217;est incroyable, mais les lesbiennes ne sont pas la minorité du monde homosexuel. On peut tout de même s&#8217;interroger sur les raisons d&#8217;une telle obstination à l&#8217;encontre des gays.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais ne nous attardons par sur la potentielle sexualité cachée de ce député. Au delà des propos qui ont provoqué le buzz, l&#8217;entretien tout entier est révélateur d&#8217;une certaine vision de la société qui mêle clichés plus ou moins datés (le divorce, c&#8217;est mal ; l&#8217;homosexualité, c&#8217;est mal ; la famille, c&#8217;est bien ; la reproduction, c&#8217;est bien), et tentative de justification desdits clichés. On peut regretter que ces aspects soient moins discutés par les médias (à la notable exception de <a href="http://www.liberation.fr/politiques/01012390111-vanneste-refute-la-deportation-des-homosexuels" target="_blank">Libération</a>), peut-être parce la négation des déportations homosexuelles, comme tout ce qui se rapporte à la négation des camps de concentration, est un sujet plus rémunérateur en terme d&#8217;audience, plus généralement choquant, alors que les autres propos tenus par le député sont plus complexes à traiter.</p>
<p style="text-align: justify;"> D&#8217;autant plus qu&#8217;il expose les grandes lignes d’un « complot homosexuel » qui semble se tramer au désespoir (dans le dos ?) des gens « normaux ». Heureusement, M. Vanneste veille, et a bien compris que ces homosexuels s&#8217;infiltraient dans les médias, et dans les sphères politiques, tentant de nous faire croire qu&#8217;ils sont plus nombreux qu&#8217;en réalité, et de manipuler toutes les statistiques dans l&#8217;unique but de favoriser leurs droits, au dépend de la démographie.</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">Qui sont ces homosexuels qui veulent nous priver de nos retraites ?</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Cette question démographique est implicitement présente tout au long de l&#8217;entretien : plus d&#8217;enfants, plus de travailleurs, financement de la retraite. Evidemment. Qui sont ces homosexuels qui veulent nous priver de nos retraites ? D&#8217;ailleurs, qui sont-ils ? M. Vanneste mélange un peu tout ce qui lui plaît pour nous offrir ce portrait hautement scientifique : ce sont des névrosés atteints d&#8217;un problème de narcissismes (l&#8217;homosexuel s&#8217;aime tellement qu&#8217;il cherche avant tout à se faire l&#8217;amour à lui-même, à travers un autre qui lui ressemble), aux tendances incestueuses (bah oui, entre rechercher un corps qui similaire à soi-même, et draguer dans sa famille, la frontière est faible), privilégié. Car oui, un couple homosexuel, c&#8217;est avant tout un « double income no kids » (DINKs), i.e un couple à double revenu sans enfants, qui peut vivre « luxueusement », et s&#8217;assurer de sa réussite sociale. Passons sur le fait que ce statut de couple sans enfant ne correspond pas forcément à la réalité (désolée d&#8217;être aussi brutale, mais l&#8217;homoparentalité n&#8217;est pas une fiction), et qu&#8217;il n&#8217;est pas forcément un choix (grâce à des hommes tels que lui, d&#8217;ailleurs). Ce qui est le plus inquiétant dans ce discours, c&#8217;est la rancœur sociale qu&#8217;il essaie de faire naître.</p>
<p style="text-align: justify;">M. Vanneste ne nous explique pas seulement que les homosexuels sont une aberration de la nature, mais que tous les couples qui n&#8217;ont pas d&#8217;enfants le sont (cette valorisation des sentiments amoureux, c&#8217;est émouvant), de même que les familles monoparentales ou les familles recomposées, bref, tout ce qui s&#8217;éloigne de près ou de loin du modèle de la famille des années 60. Si la société semble se détourner de ce modèle idéal, c&#8217;est le fait de la perversion des milieux du pouvoir, et des médias&#8230; du fait de l&#8217;invasion des homosexuels. M. Vanneste dit lui même que l&#8217;augmentation du nombre d&#8217;homosexuels dans un milieu tend à rendre ce milieu plus tolérant à leur égard, et à celui de toutes leurs déviances. Les milieux intellectuels, médiatiques et politiques sont pourris.</p>
<p style="text-align: justify;">Étonnamment, il me semble difficile d&#8217;adhérer à un discours qui marginalise et chercher à attiser les tensions.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Johanna A. &#8211; Sciences Po Strasbourg</em></p>
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		<title>Le service civique: nouvel Eldorado d&#8217;une jeunesse au chômage ?</title>
		<link>http://www.iepmag.com/2012/02/13/le-service-civique-nouvel-eldorado-dune-jeunesse-au-chomage-2/</link>
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		<pubDate>Mon, 13 Feb 2012 10:30:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>

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		<description><![CDATA[On entend beaucoup parler de la possibilité pour les jeunes de pouvoir s&#8217;engager auprès d&#8217;une cause d&#8217;intérêt général grâce au service civique. Mais de quoi s&#8217;agit-il concrètement ? Quels sont les avantages et les inconvénients d&#8217;un tel dispositif ? Tentative de réponse avec cette enquête. Le service civique est un nouveau dispositif préparé par Martin [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="JUSTIFY"><a href="http://www.iepmag.com/wp-content/uploads/2012/02/Martin-Hirsch-service-civique.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2032" title="Le service civique: nouvel Eldorado dune jeunesse au chômage ?" src="http://www.iepmag.com/wp-content/uploads/2012/02/Martin-Hirsch-service-civique.jpg" alt="Martin Hirsch service civique Le service civique: nouvel Eldorado dune jeunesse au chômage ?" width="550" height="334" /></a></p>
<p align="JUSTIFY"><em>On entend beaucoup parler de la possibilité pour les jeunes de pouvoir s&#8217;engager auprès d&#8217;une cause d&#8217;intérêt général grâce au service civique. Mais de quoi s&#8217;agit-il concrètement ? Quels sont les avantages et les inconvénients d&#8217;un tel dispositif ? Tentative de réponse avec cette enquête.</em></p>
<p align="JUSTIFY">Le service civique est un nouveau dispositif préparé par Martin Hirsch alors Haut commissaire à la jeunesse en 2010. Son objectif est de mobiliser les jeunes de 16 à 25 ans en faveur d&#8217;une mission relevant de l&#8217;intérêt général tout en leur proposant de découvrir la vie active. Néanmoins, il ne s&#8217;agit pas d&#8217;un contrat de travail, mais d&#8217;un volontariat auprès d&#8217;une association, d&#8217;une collectivité territoriale, d&#8217;une fondation ou encore d&#8217;un syndicat.</p>
<p align="JUSTIFY">La structure qui accueille le volontaire y trouve de nombreux avantages. Elle a à sa disposition un jeune motivé qui travaille sur une période de 6 à 12 mois, d&#8217;une durée hebdomadaire de 24 heures à 35 heures, et cela pour un coût minime. Quant au jeune volontaire, il a la possibilité de vivre une expérience formatrice sur le plan professionnel et personnel. Il s&#8217;agit en effet d&#8217;une expérience de vie : travailler en équipe, découvrir le monde associatif et connaitre le monde du travail en France ou à l&#8217;étranger. De plus, le service civique indemnise les volontaires, en ce sens il ne s&#8217;agit pas d&#8217;un salaire. Le jeune perçoit 440 euros financés par l&#8217;État et 100 euros financés par la structure d&#8217;accueil. Ce dispositif est donc profitable à la fois pour la structure d&#8217;accueil comme pour le volontaire.</p>
<p align="JUSTIFY">Cependant, il convient de noter que l&#8217;objectif premier du service civique est de créer une mixité sociale. Comme il est écrit dans la loi du 10 mars 2010 : « Le service civique a pour objet de renforcer la cohésion nationale et la mixité sociale ». C&#8217;est pour cette raison que de nombreuses missions permettent de réunir des jeunes provenant d&#8217;univers sociaux et culturels différents. L&#8217;objectif étant de créer des échanges constructifs et une dynamique commune. Par exemple, Vanina, volontaire à Unis-cité (association incitant les jeunes à consacrer une étape de leur vie à la collectivité), travaille au quotidien avec une étudiante d&#8217;Aix en cursus CAP petite enfance, et un Argentin en licence de communication.</p>
<p align="JUSTIFY">En d&#8217;autres termes, ce dispositif constitue un palliatif à la fin du service militaire qui avait le mérite d&#8217;être « universel et égalitaire »<sup><a href="http://www.iepmag.com/2012/02/13/le-service-civique-nouvel-eldorado-dune-jeunesse-au-chomage-2/#footnote_0_2042" id="identifier_0_2042" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="GRESLE Fran&ccedil;ois, Que sais-je ? Le service national, &Eacute;ditions PUF, Paris, 1997, 127 pages.">1</a></sup> (mais néanmoins réservé aux hommes) et qui permettait une mixité sociale, et l&#8217;amélioration de la cohésion nationale. C&#8217;est pourquoi l&#8217;agence du service a des objectifs d&#8217;ampleur, toucher 40 000 jeunes en 2012, puis 75 000 jeunes en 2015.</p>
<p align="JUSTIFY">POUR QUELLES MISSIONS ?</p>
<p align="JUSTIFY">Les missions proposées sont variées et actualisées sur le site <a href="http://www.service-civique.gouv.fr/">http://www.service-civique.gouv.fr/</a>. Elles touchent de nombreux domaines : environnement, éducation, culture, citoyenneté, santé, handicap, sport, solidarité&#8230; Par exemple, Laurie a intégré l&#8217;Association Départementale des Francas des Bouches-du-Rhône en septembre 2011. Cette association a pour objectif de promouvoir des actions éducatives envers la jeunesse, c&#8217;est justement ce que met en pratique cette volontaire de 23 ans : « Ma mission est de développer un projet de santé/alimentation auprès des centres de loisirs et des centres sociaux. Avec ma responsable, j&#8217;élabore des animations, je rencontre les centres et je leur propose des activités. » Après avoir réalisé la moitié de son service civique, Laurie est heureuse de son choix tout à fait cohérent avec sa formation d&#8217;animatrice : « L&#8217;association me laisse la possibilité d&#8217;avoir de l&#8217;autonomie. De plus, c&#8217;est un travail d&#8217;équipe, on partage beaucoup et j&#8217;apprends énormément de mes collègues. Il y a une vraie dynamique et une cohésion qu&#8217;on ne retrouve pas partout. »</p>
<p align="JUSTIFY">DES DIZAINES D&#8217;OFFRES À POURVOIR À PARTIR DE JANVIER 2012</p>
<p align="JUSTIFY">La nouvelle campagne de communication du service civique a été lancée en grande pompe par Luc Chatel, ministre de l&#8217;Éducation nationale, de la Jeunesse et de la Vie associative. C&#8217;est justement dans ce cadre que l&#8217;association Unis-cité s&#8217;investit afin d&#8217;informer au quotidien les jeunes sur les possibilités d&#8217;accomplir un service civique. Fathia, responsable d&#8217;équipe dans l&#8217;association propose des missions à Marseille, Miramas, Vitrolles ou encore Aix-en-Provence : « Nous recherchons 16 jeunes pour travailler sur le thème de l&#8217;éco-citoyenneté auprès de la ville d&#8217;Aix à partir de mars 2012 ».</p>
<p align="JUSTIFY">Unis-cité a une place particulière dans le dispositif service civique car l&#8217;association en est l&#8217;inspiratrice. C&#8217;est pour cette raison qu&#8217;elle en fait la promotion au quotidien. Elle met les volontaires recrutés à disposition des structures d&#8217;accueil qui en font la demande, tel est le cas de Vanina citée précédemment. Cette dernière élabore deux jours par semaine des projets scientifiques à destination des enfants au Planetarium d&#8217;Aix-en-Provence, et le reste du temps, elle réalise des ateliers lectures et des visites guidées à la Bibliothèque Méjanes.</p>
<p align="JUSTIFY">Le réel atout de l&#8217;association Unis-cité réside dans le fait qu&#8217;elle accompagne l&#8217;évolution des volontaires. Comme le met en avant la responsable d&#8217;équipe : «  Nous suivons au quotidien 16 volontaires. Nous réalisons un tutorat sur la valorisation de leur parcours, c&#8217;est-à-dire que nous leur proposons un portefeuille de compétences sur chacun des projets qu&#8217;ils ont accomplis. » De plus, l&#8217;association propose des sensibilisations citoyennes à ses volontaires (écologie, engagement&#8230;). C&#8217;est ainsi par exemple que la HALDE (Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité) est intervenue l&#8217;année dernière sur le thème de la lutte contre les discriminations. Unis-cité est un modèle dans le dispositif, ce qui n&#8217;est pas le cas de toutes les structures.</p>
<p align="JUSTIFY">LES DÉRIVES DU SERVICE CIVIQUE&#8230;</p>
<p align="JUSTIFY">Ce dispositif peut-être une chance pour les volontaires, comme il peut être une mauvaise aventure. Pour Imane, son volontariat au sein d&#8217;un Centre d&#8217;Étude et d&#8217;Action Sociale dans les Pays de Loire s&#8217;est transformé en enfer « Je ne m&#8217;épanouis pas du tout dans ma mission. Je me sens complètement délaissée par mon association qui ne prête pas attention au contenu de mon travail. J&#8217;ai perdu toute confiance en moi ». Quant à son tuteur dans la structure, il ne remplit pas sa part du contrat : la former, l&#8217;accompagner. Bien au contraire, comme le note la jeune femme de 25 ans en mission rédaction d&#8217;articles: « Je me forme toute seule. Mon tuteur m&#8217;a donnée des lectures et il m&#8217;a dit « la formation c&#8217;est apprendre toute seule » ».</p>
<p align="JUSTIFY">L&#8217;agence service civique a une obligation de contrôle des structures d&#8217;accueil, tel est le rôle des référents départementaux. Or, seulement 20% des structures agrées dans un département sont contrôlées chaque année. Malgré un engagement moral signé par les structures, certaines ne respectent pas les conditions du contrat. Le problème est d&#8217;autant plus important que des jeunes de 16 ans, sans expériences professionnelles, peuvent se retrouver isolés dans ces structures d&#8217;accueil.</p>
<p align="JUSTIFY">Quand nous interrogeons un référent régional sur cette question (ce dernier souhaitant rester anonyme), il est obligé d&#8217;admettre qu&#8217;il existe des brèches dans le dispositif. Les référents n&#8217;ont pas les moyens humains ni financiers de s&#8217;assurer que tout se passe bien. Et pire encore, ils ne peuvent pas non plus savoir si les jeunes sont informés du fait qu&#8217;il existe des référents pouvant leur venir en aide : « Il faut que nous passions le message qu&#8217;il y a toujours un interlocuteur qui peut les soutenir et jouer un rôle de médiateur. » Or, ce n&#8217;est pas le cas.</p>
<p align="JUSTIFY">Mettre un jeune, souvent sans bagages pour faire face à l&#8217;adversité, à disposition d&#8217;une structure d&#8217;accueil, devrait engager davantage la responsabilité de l&#8217;État. Le référent régional pense que la solution peut se trouver dans le développement des formations civiques et citoyennes : « Il faut que les jeunes qui se trouvent seuls dans des structures puissent rencontrer d&#8217;autres volontaires. Il faut qu&#8217;il y ait une mise en relation qui permette de comparer leurs situations et d&#8217;échanger leurs connaissances ». Pour le moment, le service civique est très en retard sur cette démarche.</p>
<p align="JUSTIFY">UN NOUVEAU CONTRAT PRÉCAIRE POUR LES JEUNES</p>
<p align="JUSTIFY">Martin Hirsch, aujourd&#8217;hui Président de l&#8217;agence service civique disait en 2010 à l&#8217;occasion d&#8217;une rencontre avec des volontaires : « Nous garantissons que le service civique soit accessible à tous, qu&#8217;on ne sélectionne pas les jeunes pour leur diplôme, c&#8217;est ça le fondement ». Malheureusement, force est de constater que l&#8217;essence du dispositif n&#8217;est pas respecté. Bien au contraire, ce principe d&#8217;égalité est un vain mot dans de nombreuses structures. Certaines associations conçoivent le service civique comme l&#8217;opportunité d&#8217;avoir un salarié « low cost ». Pire encore, elle ne s&#8217;en cache pas. Il suffit de nous rendre sur des sites d&#8217;offres d&#8217;emplois, tel que « Profilculture ». La commune de Saint Rémy de Provence propose justement un service civique pendant 11 mois à partir du 5 mars 2012, mais pour cela, il faut que le volontaire ait un diplôme en histoire ou médiation culturelle, qu&#8217;il maitrise les logiciels informatiques et notamment PAO, et, il est même « indispensable » qu&#8217;il ait son permis B et un véhicule personnel. Plus qu&#8217;un non respect des principes du service civique, il s&#8217;agit d&#8217;un détournement du dispositif. Cela va encore plus loin, car quand une volontaire a dénoncé sur le site de l&#8217;agence servie civique la mairie de Bordeaux pour ces faits, il a suffi à cette collectivité territoriale de déposer d&#8217;autres annonces en supprimant la partie « Description du profil recherché » .</p>
<p align="JUSTIFY">Cette situation est d&#8217;autant plus hypocrite car beaucoup savent que le service civique est aussi considéré comme un contrat de travail très précaire. Pour le référent régional de l&#8217;agence service civique « c&#8217;est en effet un constat que l&#8217;on peut faire, après il faut préciser que nous faisons une vérification au moment des demandes d&#8217;agrément des structures. On arrive à lire entre les lignes dans leurs demandes et nous pouvons voir si la structures utilise le service civique comme un contrat professionnel à bas coût ». Pour Fathia, responsable d&#8217;équipe à Unis-cité, « les jeunes diplômés eux-mêmes viennent faire un service civique car il n&#8217;y a pas de boulot. Ils le disent. »</p>
<p align="JUSTIFY">DES SOLUTIONS ?</p>
<p align="JUSTIFY">Nous pouvons donc distinguer deux types de structures, celles qui répondent aux critères et aux objectifs du service civique, et celles qui recherchent des salariés à bas coût. Quant aux jeunes, il y a d&#8217;un côté ceux qui veulent faire une pause dans leurs études, ceux qui veulent s&#8217;engager et découvrir le monde du travail, et de l&#8217;autre, ceux qui sont au chômage et qui n&#8217;ont pas d&#8217;autres moyens pour travailler que de réaliser ce service civique. Devons-nous accepter cette situation ou bien adapter le dispositif à la situation des jeunes ?</p>
<p align="JUSTIFY">Le taux de chômage des jeunes en France est alarmant et cela depuis des années. Le service civique ne pouvait se transformer qu&#8217;en un emploi précaire pour beaucoup de jeunes. Quant aux décideurs politiques ils ne pouvaient l&#8217;ignorer. Cela signifie que ce dispositif est une manière indirecte pour l&#8217;État d&#8217;embaucher des jeunes pour un coût dérisoire. Avoir un diplôme, travailler 35 heures par semaine et être indemnisé en France 540 euros mensuel s&#8217;assimile à de l&#8217;exploitation. Cette situation n&#8217;est pas acceptable pour notre démocratie. Aussi, il est indispensable que le nombre d&#8217;heures hebdomadaires réalisé par les volontaires soit réduit et que l&#8217;indemnité perçue soit augmentée. Comme le met en avant Hajni Kiss Agostini, directrice des Francas13 : « Nous avons choisi de limiter l&#8217;engagement des volontaires à 26 heures par semaine car sinon, cela pourrait s&#8217;apparenter à de l&#8217;exploitation. »</p>
<p align="JUSTIFY"><em>Mickael Achard &#8211; Sciences Po d&#8217;Aix</em></p>
<br><b>Mots clés:</b><br><a href="http://www.iepmag.com/2012/02/13/le-service-civique-nouvel-eldorado-dune-jeunesse-au-chomage-2/" title="service civique chomage">service civique chomage</a><div id="seo_alrp_related"><h2>Voir aussi :</h2><ul><li><div class="seo_alrp_rl_content"><h3><a href="http://www.iepmag.com/2010/11/19/3-la-jeunesse-vue-de-linterieur/" rel="bookmark">[3] La jeunesse, vue de l&#8217;Intérieur</a></h3><p>3ème article de notre « Série spéciale Ministères », IEP Mag vous propose une analyse des rapports difficiles qui s'installent systématiquement entre les mouvements étudiants et les ...</p></div></li><li><div class="seo_alrp_rl_content"><h3><a href="http://www.iepmag.com/2010/06/23/le-sportif-et-le-politique/" rel="bookmark">Le sportif et le politique</a></h3><p>L’occurrence d’une Coupe du monde de football, davantage que d’autres compétitions et disciplines, est l’occasion de lieux communs, de nouvelles discussions sur les mariages de ...</p></div></li><li><div class="seo_alrp_rl_content"><h3><a href="http://www.iepmag.com/2011/11/29/conference-pascal-salin/" rel="bookmark">[Conférence] Pascal Salin</a></h3><p>IEP Mag vous propose, en partenariat avec Sciences Po Forum, la vidéo de la conférence intégrale de Pascal Salin à Sciences Po Strasbourg, économiste et ...</p></div></li><li><div class="seo_alrp_rl_content"><h3><a href="http://www.iepmag.com/2011/01/06/jecoute-les-stones/" rel="bookmark">J&#8217;écoute les Stones</a></h3><p>En ce début d'année 2011, IEP Mag publie une réflexion personnelle sur la jeunesse d'aujourd'hui. Entre nostalgie et peur de l'avenir, les jeunes semblent souvent ...</p></div></li></ul></div><br><hr size="1" /><br><ol class="footnotes"><li id="footnote_0_2042" class="footnote">GRESLE François, Que sais-je ? Le service national, Éditions PUF, Paris, 1997, 127 pages.</li></ol><br><hr size="1" />]]></content:encoded>
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		<title>Mutuelle &#124; Informations sur les mutuelles en France</title>
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		<pubDate>Mon, 13 Feb 2012 10:14:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>

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		<description><![CDATA[Qu’est ce qu’une mutuelle ? En France, le terme « mutuelle » s’applique à tout organisme constituée d’une société de membres à but non lucratif organisant une forme de solidarité entre ses membres. Elle est financée par la contribution (sous forme de cotisations) de ses membres. Plus précisément, l’article 111-1 du code de la mutualité dispose que les mutuelles [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.iepmag.com/wp-content/uploads/2012/02/B149091_strFNPicture1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2057" title="Mutuelle | Informations sur les mutuelles en France" src="http://www.iepmag.com/wp-content/uploads/2012/02/B149091_strFNPicture1.jpg" alt="B149091 strFNPicture1 Mutuelle | Informations sur les mutuelles en France" width="570" height="374" /></a></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Qu’est ce qu’une <a href="http://www.goodassur.com/">mutuelle</a> ?</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">En France, le terme « mutuelle » s’applique à tout organisme constituée d’une société de membres à but non lucratif organisant une forme de solidarité entre ses membres. Elle est financée par la contribution (sous forme de cotisations) de ses membres.</p>
<p style="text-align: justify;">Plus précisément, l’article 111-1 du code de la mutualité dispose que les mutuelles sont : « des personnes morales de droit privé à but non lucratif. Elles acquièrent la qualité de mutuelle et sont soumises aux dispositions du présent code à dater de leur immatriculation au registre National des mutuelles. Elles mènent notamment au moyen de cotisations versées par leurs membres, et dans l’intérêt de ces derniers et de leurs ayant droit, une action de prévoyance, de solidarité et d’entraide, dans les conditions prévues par leurs statuts afin de contribuer au développement culturel, moral, intellectuel et physique de leurs membres et à l’amélioration de leurs conditions de vie. » Il apparaît ainsi que le but d’une mutuelle n’est pas de générer des profits comme une société anonyme par exemple, mais bel et bien d’assurer une solidarité entre ses membres dans l’intérêt de leur développement.</p>
<p style="text-align: justify;">Placée sous le contrôle de l’Autorité de contrôle prudentiel, une mutuelle agit en effet en parallèle et en complément du rôle joué par la Sécurité Sociale. Tandis que cette dernière est obligatoire, la mutuelle est un choix libre offert aux citoyens. De plus, le montant de la cotisation à une mutuelle ne dépend pas des revenus comme pour la Sécurité Sociale mais le plus souvent de l’âge de l’adhérent.</p>
<p style="text-align: justify;">Il convient ici de noter <strong>qu’une mutuelle n’est pas une société d’assurance</strong> : son fonctionnement est égalitaire et le but est non lucratif dans une mutuelle.</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Pourquoi choisir une mutuelle ?</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">La question doit se poser de l’utilité d’une mutuelle.</p>
<p style="text-align: justify;">En réalité, une mutuelle répond à deux besoins fondamentaux : apporter un complément de sécurité en parallèle au régime obligatoire de Sécurité Sociale et deuxièmement offrir un fonctionnement démocratique et solidaire différent du mode d’assurance privée dit « traditionnel ».</p>
<p style="text-align: justify;">En effet, la Sécurité Sociale, dans un contexte de crise financière et budgétaire, voit son contour redéfinit et ce de manière de plus en plus restrictive. Dans le domaine de la santé, où les mutuelles sont évidemment les plus représentées, cela est le plus visible : déremboursements de médicaments de plus en plus nombreux, dépassements d’honoraires, frais annexes etc. Il apparait donc, en 2012, comme crucial d’être couvert et d’avoir une bonne mutuelle pour éviter toute mauvaise surprise. Et c’est là tout le sujet de cet article.</p>
<p style="text-align: justify;">Les assurances quant à elle présentent le désavantage fréquent d’un fonctionnement très opaque et d’une distance avec leurs clients. Les mutuelles en revanche se doivent, de par leur statut même, d’assurer et de développer une politique de solidarité.</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Comment choisir sa mutuelle ?</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Choisir sa mutuelle dépend bien évidemment des besoins que l’on a. Une mutuelle jeune n’offre pas les mêmes avantages qu’une <a href="http://www.goodassur.com/mutuelle-seniors.html">mutuelle senior</a> , et vice versa. L’âge est en effet un critère déterminant dans le choix de la mutuelle, chaque catégorie d’âge ayant des besoins bien spécifiques (on imagine aisément qu’une personne à la retraite aura besoin d’une bonne <a href="http://www.goodassur.com/mutuelle-optique.html">mutuelle optique</a> pour anticiper les complications et les frais liés à sa vue). De plus le prix de cotisation et les prestations sont également des facteurs déterminants pour le choix d’une mutuelle adaptée à vos besoins.</p>
<p style="text-align: justify;">Désormais grâce à Internet, et ce comme pour les assurances, il est très facile de comparer les différentes offres qui peuvent vous être adaptées. Ainsi des comparateurs de mutuelle permettent de faciliter cette tâche et de mettre en parallèle, de façon claire mais précise, toutes les offres disponibles sur le marché pour trouver l’offre la plus compétitive et la plus adaptée à vos moyens et vos envies.  C’est la manière la plus simple et directe de s’informer sur les mutuelles et d’effectuer le meilleur choix.</p>
<br><b>Mots clés:</b><br><a href="http://www.iepmag.com/2012/02/13/mutuelle-informations-sur-les-mutuelles-en-france/" title="les sociétés mutuelles en france">les sociétés mutuelles en france</a><div id="seo_alrp_related"><h2>Voir aussi :</h2><ul><li><div class="seo_alrp_rl_content"><h3><a href="http://www.iepmag.com/2011/07/08/la-sante-est-malade/" rel="bookmark">La santé est malade</a></h3><p>En écho à un précédent article sur la santé dans le cadre de notre série ministérielle (article qui avait provoqué l'intervention d'un professionnel du médicament ...</p></div></li><li><div class="seo_alrp_rl_content"><h3><a href="http://www.iepmag.com/2010/10/20/dossier-pourquoi-je-ne-crois-pas-en-lu-e/" rel="bookmark">DOSSIER : Pourquoi je ne crois pas en l&#8217;U.E. ?</a></h3><p>Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, les conséquences du conflit mondial se font sentir lourdement sur le Vieux Continent ; le bilan humain est ...</p></div></li><li><div class="seo_alrp_rl_content"><h3><a href="http://www.iepmag.com/2010/06/22/de-lincorrection-en-politique/" rel="bookmark">De l&#8217;incorrection en politique</a></h3><p>(ou comment promouvoir la pensée unique anti-système) Le langage politique a parfois des raisons que la raison ignore. Des mots, des expressions ou des concepts ...</p></div></li><li><div class="seo_alrp_rl_content"><h3><a href="http://www.iepmag.com/2012/02/13/le-service-civique-nouvel-eldorado-dune-jeunesse-au-chomage-2/" rel="bookmark">Le service civique: nouvel Eldorado d&#8217;une jeunesse au chômage ?</a></h3><p>On entend beaucoup parler de la possibilité pour les jeunes de pouvoir s'engager auprès d'une cause d'intérêt général grâce au service civique. Mais de quoi ...</p></div></li></ul></div>]]></content:encoded>
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		<title>A quoi bon débattre ?</title>
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		<pubDate>Thu, 09 Feb 2012 11:52:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Alors que la drôle de campagne de 2012 (entre candidats déclarés, pas déclarés, déclarés puis finalement non, déclaré mais Président ou déclarés mais sans signature) entre dans le vif des sujets, une étudiante de Sciences Po Toulouse propose aux lecteurs d&#8217;IEPMag une courte chronique sur les bienfaits du débat. ENTRE NOUS&#8230;sale temps pour les prétendants [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.iepmag.com/wp-content/uploads/2012/02/1322575521-26.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2023" title="A quoi bon débattre ?" src="http://www.iepmag.com/wp-content/uploads/2012/02/1322575521-26.jpg" alt="1322575521 26 A quoi bon débattre ?" width="440" height="310" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Alors que la drôle de campagne de 2012 (entre candidats déclarés, pas déclarés, déclarés puis finalement non, déclaré mais Président ou déclarés mais sans signature) entre dans le vif des sujets, une étudiante de Sciences Po Toulouse propose aux lecteurs d&#8217;IEPMag une courte chronique sur les bienfaits du débat.</em></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">ENTRE NOUS&#8230;sale temps pour les prétendants à la fonction suprême. Leurs débats envahissent nos discussions. L&#8217;hiver s&#8217;installe et gèle les conversations. Les flocons tombent mais les arguments se font rares. En cette saison électorale, les <em>combats </em>remplacent nos débats. Il n&#8217;y a plus de dialogue, plus d&#8217;échange constructif mais plutôt une juxtaposition de monologues inflexibles. Le but n&#8217;est pas d&#8217;avoir raison du sujet mais d&#8217;avoir raison de l&#8217;autre. Or l&#8217;idéal philosophique de l&#8217;honnête homme présente le débat comme un véritable dialogue d&#8217;idées : la convergence est possible et les divergences fondées. Les tords sont admis sans perturber l&#8217;échange.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous sommes loin du compte. Alors, arrêtons de débattre? A quoi bon déployer deux autismes diamétralement opposés? Ce serait vouloir croiser deux droites parallèles en un point : celui du débat. L&#8217;exercice est pour le moins malaisé.</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">Débattre nous anime. Quand on me contrarie, on éveille mon attention, non pas ma colère.</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Pourtant, citoyens adeptes du débat que nous sommes, nous savons tout le grain qu&#8217;il nous donne à moudre. On se vanterait presque de cultiver la démocratie par nos discussions récurrentes. Cette passion du discours, cet engouement prolixe, de jour comme de nuit&#8230; Notre esprit est éveillé, notre pensée stimulée par la contradiction. Débattre nous anime. Par conviction dirait-t-on&#8230; ou par pur plaisir de l&#8217;opposition, de la différence. Montaigne avait compris que «le plus fructueux exercice de l&#8217;esprit est la conférence. Quand on me contrarie, on éveille mon attention, non pas ma colère. Je m&#8217;avance vers celui qui me contredit, qui m&#8217;instruit. La cause de la vérité devrait être la cause commune de l&#8217;un et de l&#8217;autre». Ainsi le débat nous instruit et le débat nous construit. Débattre nous confronte à l&#8217;autre ainsi qu&#8217;à nous même. L&#8217;échange révèle nos idées et nos limites au gré de la conversation. Selon Socrate, la connaissance de soi interroge directement l&#8217;état de notre ignorance qui met en péril notre demeure. Tout l&#8217;art du débat est de savoir rebondir.</p>
<p style="text-align: justify;">Cependant, la conception du débat comme source de connaissances s&#8217;enrichit aussi d&#8217;une connaissance du débat, de ses ficelles et de ses pièges. Un bon argumentaire est ainsi réduit au maniement habile des manettes discursives. Tour à tour, chacun met en œuvre sa panoplie d&#8217;outils et actionne les leviers. La mécanique intellectuelle des éternels contradicteurs (ils se reconnaîtront) si elle nous irrite, ne stimule-t-elle pas notre désir de conquête?</p>
<p style="text-align: justify;">Convaincus par les idées adverses, nous serions tenté de céder et cette inflexion  révèlerait une faille à notre prétendue intégrité intellectuelle&#8230; Sur le terrain de la confrontation, les écarts de pensées sont admis et servent les rapprochements.</p>
<p style="text-align: justify;">Laissons les interrogations se poser. Le doute semé, nos pensées tracent leur sillon jusqu&#8217;à la prochaine contradiction.</p>
<p style="text-align: justify;">
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		<title>Combattre l&#8217;infâme</title>
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		<pubDate>Mon, 06 Feb 2012 14:20:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Publiée dans le journal Controverses de Sciences Po Aix, IEPMag vous propose aujourd&#8217;hui une réponse à l&#8217;article &#171;&#160;La victimocratie: quand la faiblesse devient une force&#171;&#160;, qui n&#8217;est pas sans lien avec la polémique actuelle lancée par Claude Guéant sur les civilisations. L’attitude convenable face aux oeillères culturelles et à l’assimilationisme ne consiste pas à exposer les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.iepmag.com/wp-content/uploads/2012/02/portrpjp.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2013" title="Combattre linfâme" src="http://www.iepmag.com/wp-content/uploads/2012/02/portrpjp.jpg" alt="portrpjp Combattre linfâme" width="500" height="382" /></a><em>Publiée dans le journal Controverses de Sciences Po Aix, IEPMag vous propose aujourd&#8217;hui une réponse à l&#8217;article &laquo;&nbsp;<a title="La victimocratie : quand la faiblesse devient une force" href="http://www.iepmag.com/2012/02/04/la-victimocratie-quand-la-faiblesse-devient-une-force/" target="_blank">La victimocratie: quand la faiblesse devient une force</a>&laquo;&nbsp;, qui n&#8217;est pas sans lien avec la <a title="Touche pas à ma Civilisation" href="http://www.iepmag.com/2012/02/05/touche-pas-a-ma-civilisation/" target="_blank">polémique actuelle lancée par Claude Guéant sur les civilisations</a>.</em></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">L’attitude convenable face aux oeillères culturelles et à l’assimilationisme ne consiste pas à exposer les bienfaits du multiculturalisme ni les dangers que portent par devers elles les crispations des cultures sur elles-mêmes – ce sont des arguments trop connus qu’il est inutile de rappeler. Surtout, ce serait faire indirectement une révérence à un raisonnement tout droit issu des bas-fonds de l’intellect. Non, l’attitude appropriée consiste à montrer l’abjection et l’indignité d’une telle posture.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Vous avez voulu transmettre une idée, même pas idiote en plus – la victimocratie – en omettant toutefois de le faire avec intelligence. Elle vous a simplement servi de ressort pour nous faire part de votre aversion pour cette facette de notre société o&ugrave; gagnent du terrain la <a href="http://www.insee.fr/fr/">parit&eacute; homme-femme</a>, la reconnaissance des homosexuels, le droit des &eacute;trangers et des communaut&eacute;s. Rapidement la sottise prend la parole et ne la rendra plus. Un point de d&eacute;part qui aurait pu donner une r&eacute;flexion int&eacute;ressante se transforme en un monticule de simplifications, d&rsquo;arrangements, de falsifications, de malhonn&ecirc;tet&eacute;s; bref, en malversation intellectuelle.</p>
<p style="text-align: justify;">Le texte, manifestement, n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; relu, a bien vite &eacute;t&eacute; &eacute;crit par son auteur, qui ne s&rsquo;est pas aper&ccedil;u du nombre important de contradictions et de non-sens qu&rsquo;il contient ou a bien besoin d&#039;<a href="http://www.easy-verres.com/">un opticien</a>.La phrase : “La victimocratie [...] néglige et abroge le pluralisme, et la liberté de parole et la liberté de penser.” se trouve déconstruite quelques lignes plus loin : “ [...] l’immigré renonçait donc à son identité pour adopter les coutumes de la France. Mais à partir des années 1970-1980 émergent les revendications du droit à la différence.” Comment peut-on sérieusement se récrier d’un déclin du pluralisme en s’appuyant sur l’abandon d’une politique assimilationniste et l’ascension de revendications identitaires ?! Absurde ! Cette autre phrase : “La modernité bien-pensante a retrouvé les chemins balisés du puritanisme.” est en contradiction totale avec celle-ci : “Ces revendications au droit à la différence sont dangereuses car depuis plus de 1500 ans, la France s’est construite sur Rome et le christianisme.” Mais quel est donc cet imposteur qui se moque de la complaisance puritaine de la société civile et des médias à l’endroit de ceux que l’on appelle communément “victimes”, quand il défend la pudibonderie sacro-sainte de nos racines et nos valeurs – prétendument – catholiques ! Votre préjugé : estimer que l’idiosyncrasie chrétienne de notre pays mérite que tout lui soit sacrifié. Il n’y a que les peureux devant la réalité et les inadaptés qui défendent obstinément un respect dévot à la tradition et aux mœurs.<br />
Vous vous servez des mots à bon compte en oubliant qu’ils ont un sens, qu’ils renvoient tous à des espaces et des schémas mentaux dont on ne peut éviter les astreintes sans être ridicule dans nos propos. On ne se sert pas des mots comme on veut sans être puni par eux.</p>
<h3 style="text-align: justify;"></h3>
<h3 style="text-align: justify;">“LE MONARQUE ET LE DÉMOCRATE, LE TYRAN ET LE DICTATEUR SONT RÉPUBLICAINS”</h3>
<p style="text-align: justify;">S’en référer à la République et se placer sous son aile de la sorte n’est qu’une façon, ne nous y trompons pas, de dissimuler sournoisement les épouvantails du fascisme à ceux à qui on s’adresse. « La République ne reconnaît que les individus et non les groupes » : je distingue bien là l’imitation crâneuse du perroquet. On est las de cette vieille défroque délavée, rétrécie et devenue trop petite par l’usage intempestif qu’en font les écervelés. La République fait partie de ces mots dont sont très friands les pauvres d’esprits et auxquels ils font appel car ils y voient une aubaine pour se dispenser des contraintes qu’exige la mise en relief intellectuelle honnête et pour s’éviter le recours laborieux propre à la réflexion. Cher Alexis, la République – la res publica – est, littéralement, la chose publique. Le monarque et le démocrate, le tyran et le dictateur sont républicains<sup><a href="http://www.iepmag.com/2012/02/06/combattre-linfame/#footnote_0_2012" id="identifier_0_2012" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="&amp;laquo;&amp;nbsp;-Vous &ecirc;tes r&eacute;publicain.
-R&eacute;publicain, oui ! Mais ce mot ne pr&eacute;cise rien. Res Publica, c&rsquo;est la chose publique, or quiconque veut la chose publique est r&eacute;publicain, sous quelque forme de gouvernement que ce soit , peut se dire r&eacute;publicain. Les rois aussi sont r&eacute;publicains&hellip;&amp;nbsp;&amp;raquo;&nbsp;Proudhon -&nbsp;Qu&rsquo;est ce que la propri&eacute;t&eacute;?">1</a></sup></em>. Staline, Hitler et Mussolini étaient aussi républicains. Vous êtes républicains donc, mais votre intolérance courtise dangereusement avec une régression de la pensée qui a fait son lot de dégâts dans l’Histoire. Si la République, dans toute l’abstraction et la mystification que recouvre ce mot-roi, représente une réalité, c’est la défense des minorités – quelles qu’elles soient – face à l’intolérance bon marché et irréfléchie de la majorité<sup><a href="http://www.iepmag.com/2012/02/06/combattre-linfame/#footnote_1_2012" id="identifier_1_2012" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Camus dont la citation exacte est celle-ci : &amp;laquo;&amp;nbsp;La d&eacute;mocratie, ce n&rsquo;est pas la domination de la majorit&eacute; mais la protection de la minorit&eacute;&amp;nbsp;&amp;raquo;">2</a></sup></em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Il n’y a pas plus grave et dangereuse erreur de l’esprit que de confondre la cause et les effets<sup><a href="http://www.iepmag.com/2012/02/06/combattre-linfame/#footnote_2_2012" id="identifier_2_2012" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Nietzsche">3</a></sup>. Reprocherait-on à un juif l’antisémitisme d’un hitlérien, à Laurent de Villiers les abus sexuels de son frère, aux femmes la domination masculine et le patriarcat; bref à la victime d’être la cible d’un persécuteur, avant même de mettre en cause le buveur de sang ? « S’il a soif, alors qu’il boive, aucune objection à cela ! ». Ainsi raisonnera l’individu simplet pris de vertige face à l’exigence contingente due à l’action de “penser”. Alexis, les “victimes” ne sortent pas ex nihilo de la volonté d’un régime ravi de mettre certains hors de portée de jugement et de mise en cause. Si le statut de victime grossit et concerne un nombre croissant d’individus et de groupes, c’est que quelques blancs-becs aux ascendances catholiques et aux valeurs étroites ont la liberté de déverser la lie malpropre de leur passéisme, et plus que la liberté de le faire. Cette liberté imbue d’elle-même, servie par les mauvais exemples de certains de nos gouvernants, voilà ce que votre mentalité sclérosée et glacée de présomptions négatives à l’égard de ce qui vous est différent appelle de ses vœux. La ”victimocratie” n’infirme ni ne menace la libre expression; mais bien au contraire la “victimocratie” est une conséquence d’une liberté de parole très en forme. Elle est occasionnée par la  rencontre de la liberté de parole et de l’Etat de droit</p>
<h3 style="text-align: justify;"></h3>
<h3 style="text-align: justify;">“LE CRI ÉTOUFFÉ D’UN INDIVIDU PRIS À LA GORGE PAR LA PEUR, QU’UN JOUR LA DOMINATION DE LA PETITE TÊTE BLONDE AUX YEUX BLEUS PRENNENT FIN”</h3>
<p style="text-align: justify;">En face de chaque texte, il faut s’imposer la contrainte de lire entre les lignes et de faire ressortir les motivations et les sources psychologiques de l’auteur. Qu’est ce qui justifie, profondément et personnellement, qu’on écrive telle ou telle chose, et de telle ou telle manière ?</p>
<p style="text-align: justify;">La peur. Ce texte est le cri étouffé d’un individu pris à la gorge par la peur, la peur qu’un jour la domination de la petite tête blonde aux yeux bleus prenne fin et que par un retournement de la hiérarchie sociale, l’arabe (qu’il voit simplement comme un musulman impérialiste), le noir (un singe sodomite) et l’homosexuel (un dégénéré et une déviance de la nature) ne le mettent, lui, à leur place actuel de bouc émissaire. A l’aide de sa psychologie peu avisée, le petit blanc français aux valeurs catholiques, à la petite tête blonde et aux yeux bleus crie au loup et agite d’affreux épouvantails : “Notre société est en prise à des forces de désintégration “ ; “ Le résultat d’ensemble est une dissolution de l’âme de la France.”. Certes, c’est un procédé mal dégrossi et sommaire, mais terriblement efficace. Il a fait ses preuves en Allemagne dans les années 1930. N’en déplaise à l’auteur, mais ce réflexe de faire porter sur le dos de quelques minorités tous les malheurs et les maux, les distorsions et les dégradations au sein d’une société est la recette des cuisines fascistes. Les nazis ont chargé la mule de la communauté juive, de même que les soviétiques ont fait payer la bourgeoisie. Chacun connaît le résultat.</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">Qu’on se le dise, la victimocratie abordée sous cette angle est le détour du racisme et de l’homophobie.</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">On ne s’en prend plus aux noirs et aux arabes, ou aux homosexuels directement ; mais aux victimes, qui ne sont autres que des noirs, des arabes et des homosexuels. Cette attestation d’un tel manque de raffinement, à lui seul, mérite la charge. La méthode est tout aussi grossière et malhabile que peut l’être l’auteur dans ces moments précis où il n’arrive pas à débarrasser ses idées, de la boue qui les couvre. Qu’on se le dise, la victimocratie abordée sous cette angle est le détour du racisme et de l’homophobie ; la rhétorique du xénophobe et de l’hétérosexuel intransigeant. Ceux dont le goût et les perceptions furent flattés par cet article et pour lequel ils ressentent de la sympathie ne valent pas mieux que son auteur : ils sont tout aussi nauséabonds.</p>
<p style="text-align: justify;">“Abrogeons donc les lois qui pénalisent le racisme, au nom d’une liberté perdue sous la pression des droits de l’hommisme, celle de penser librement !”. Déverser le fiel de son racisme, ce n’est pas être « politiquement incorrect » et échapper à la « pensée unique », c’est être politiquement inconséquent, capricieux et, surtout, ignare ; alors ne vous gargarisez pas de cette qualité car c’est lorsque l’on se fait fort de la posséder qu’on est le moins à même de la posséder. Le politiquement incorrect réside dans le soulèvement des paradoxes et des contradictions, de mener la vie dure aux présupposés, aux idées reçues et aux sentiments communs.</p>
<p style="text-align: justify;">La liberté de penser ne consiste pas à beugler des mots dans un simulacre d’assemblage et d’élaboration. Il faut que précédemment ait eu lieu l’action de l’intellect sur lui-même, analyses et critiques. Sans quoi liberté de penser n’est qu’autorisation de couiner. Pour vous, ce n’est pas ladite liberté de parole qu’il s’agit de défendre, mais le désir transpirant que la licence de parler y substitue ; autrement dit dans votre cas la licence du raciste, du xénophobe, de l’homophobe, du  misogyne. La licence de dire tout sur tout en s’épargnant de l’éthique de la responsabilité et de la réflexion ; la licence de professer des idées belliqueuses, haineuses et antisociales. Votre article témoigne de l’inconfort que vous éprouvez à que vous sentir acculé au dos de vos idéaux passéistes de la France résolument blanche, chrétienne, hétérosexuelle et phallocrate. Vous fuyez la traque d’un devenir un peu plus progressiste chaque jour, et comme la bête aux abois vous voudriez mordre d’un croc fatal un ultime fois votre détracteur. Un poursuiveur qui a pour nom féminisme, homophilie, multiculturalisme, métissage, immigration…</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">Ce n’est pas la noble liberté d’expression – qui, soit dit en passant, fut conquise en son temps contre vos pairs les tenants de l’ordre établi – que vous défendez mais la bassesse de la bêtise réactionnaire.</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Ce n’est pas la noble liberté d’expression – qui, soit dit en passant, fut conquise en son temps contre vos pairs les tenants de l’ordre établi – que vous défendez mais la bassesse de la bêtise réactionnaire, la liberté de l’obscurantisme et l’immobilisme social. Dans un espace public de plus en plus alerte et vigilant face aux forces du passé, les personnes aux idées sommaires et faiblement élaborées ne supportent pas que les garde-fous en charge du respect des droits des personnes ne leur coupent l’herbe sous le pied et exigent quand même de faire entendre à tous leur inculture. Hélas pour vous, celui qui a longtemps été le chasseur, aujourd’hui est la bête de proie talonnée par la lumière. Pour celui qui distingue entre les lignes plus que ce que l’auteur a écrit, il est très audible qu’en votre qualité de conservateur rétrograde vous gémissiez avant tout autre chose ce renversement. C’est une amertume et une aigreur pleine de bile amère contre la disgrâce dans l’opinion et le monde des idées de vos prises de positions qui vont font débiter ces insanités. A l’avenir, abstenez-vous; qu’un individu esclave de préjugés médiévaux invoque à son secours la liberté de penser, pour s’en faire ami et défenseur, afin de légitimer une pensée arriérée est tout aussi désagréable qu’écouter un esprit borné philosopher<sup><a href="http://www.iepmag.com/2012/02/06/combattre-linfame/#footnote_3_2012" id="identifier_3_2012" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Schopenhauer dans un de ses aphorismes.">4</a></sup>.</p>
<p style="text-align: right;"><em>E.L. &#8211; Sciences Po Aix &#8211; Controverses</em></p>
<br><b>Mots clés:</b><br><a href="http://www.iepmag.com/2012/02/06/combattre-linfame/" title="combattre l\infame">combattre l\infame</a><div id="seo_alrp_related"><h2>Voir aussi :</h2><ul><li><div class="seo_alrp_rl_content"><h3><a href="http://www.iepmag.com/2012/02/04/la-victimocratie-quand-la-faiblesse-devient-une-force/" rel="bookmark">La victimocratie : quand la faiblesse devient une force</a></h3><p>Publié initialement dans le journal Controverses de Sciences Po Aix, IEP Mag vous propose un article polémique sur le statut de victime octroyé aux minorités. ...</p></div></li><li><div class="seo_alrp_rl_content"><h3><a href="http://www.iepmag.com/2011/04/14/s%e2%80%99il-vous-plait-arretez-de-vous-indigner/" rel="bookmark">S’il vous plait, arrêtez de vous indigner !</a></h3><p>Un contributeur régulier d'IEP Mag nous propose aujourd'hui une brève politique pour exprimer son ras-le-bol de l'indignation générale et des polémiques incessantes, qu'elles concernent la ...</p></div></li><li><div class="seo_alrp_rl_content"><h3><a href="http://www.iepmag.com/2010/11/19/3-la-jeunesse-vue-de-linterieur/" rel="bookmark">[3] La jeunesse, vue de l&#8217;Intérieur</a></h3><p>3ème article de notre « Série spéciale Ministères », IEP Mag vous propose une analyse des rapports difficiles qui s'installent systématiquement entre les mouvements étudiants et les ...</p></div></li><li><div class="seo_alrp_rl_content"><h3><a href="http://www.iepmag.com/2011/12/05/la-bisexualite-pour-les-nuls/" rel="bookmark">La bisexualité pour les nuls</a></h3><p>&nbsp; Venant de la part d'individus qui ont vécu une expérience très personnelle de la marginalisation et de l'exclusion, on pourrait s'attendre à une certaine ...</p></div></li></ul></div><br><hr size="1" /><br><ol class="footnotes"><li id="footnote_0_2012" class="footnote">&laquo;&nbsp;<em>-Vous êtes républicain.</em><br />
<em>-Républicain, oui ! Mais ce mot ne précise rien. Res Publica, c’est la chose publique, or quiconque veut la chose publique est républicain, sous quelque forme de gouvernement que ce soit , peut se dire républicain. Les rois aussi sont républicains…&nbsp;&raquo; </em>Proudhon - </em>Qu’est ce que la propriété?</li><li id="footnote_1_2012" class="footnote">Camus dont la citation exacte est celle-ci : &laquo;&nbsp;<em>La démocratie, ce n’est pas la domination de la majorité mais la protection de la minorité&nbsp;&raquo;</em></li><li id="footnote_2_2012" class="footnote">Nietzsche</li><li id="footnote_3_2012" class="footnote">Schopenhauer dans un de ses aphorismes.</li></ol><br><hr size="1" />]]></content:encoded>
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		<title>Touche pas à ma Civilisation</title>
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		<pubDate>Sun, 05 Feb 2012 19:13:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers1]]></category>

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		<description><![CDATA[Notre très cher ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, a encore déclenché la polémique. Un contributeur régulier d&#8217;IEPMag propose son analyse à chaud.  &#171;&#160;Il y a des comportements, qui n&#8217;ont pas leur place dans notre pays, non pas parce qu&#8217;ils sont étrangers, mais parce que nous ne les jugeons pas conformes à notre vision du monde, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.iepmag.com/wp-content/uploads/2012/02/Claude_Guéant_-_1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2003" title="Touche pas à ma Civilisation" src="http://www.iepmag.com/wp-content/uploads/2012/02/Claude_Guéant_-_1.jpg" alt="Claude Guéant   1 Touche pas à ma Civilisation" width="550" height="350" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Notre très cher ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, a encore déclenché la polémique. Un contributeur régulier d&#8217;IEPMag propose son analyse à chaud. </em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>&laquo;&nbsp;Il y a des comportements, qui n&#8217;ont pas leur place dans notre pays, non pas parce qu&#8217;ils sont étrangers, mais parce que nous ne les jugeons pas conformes à notre vision du monde, à celle, en particulier de la dignité de la femme et de l&#8217;homme,</em> a-t-il déclaré<em>. Contrairement à ce que dit l&#8217;idéologie relativiste de gauche, pour nous, toutes les civilisations ne se valent pas. Celles qui défendent l&#8217;humanité nous paraissent plus avancées que celles qui la nient. Celles qui défendent la liberté, l&#8217;égalité et la fraternité nous paraissent supérieures à celles qui acceptent la tyrannie, la minorité des femmes, la haine sociale ou ethnique. En tout état de cause, nous devons protéger notre civilisation.&nbsp;&raquo;  </em></p>
<p style="text-align: justify;">Le ministre Guéant a parfaitement trouvé sa place dans la campagne qui tarde à démarrer à droite. Il doit « cliver ». Son rôle est de rappeler l’opposition, ou de créer l’opposition entre une pensée de droite et une pensée de gauche. Quitte à caricaturer l’ennemi, le PS, qui rentre parfaitement dans son jeu. Une déclaration légèrement polémique, la gauche s’insurge et, « vous voyez, avec la Gauche on ne peut pas discuter ». Quelle stratégie le PS devrait-il adopter ? La dénonciation permanente risque de lasser et finalement, la déclaration initiale passe rapidement au second plan dans le débat médiatique.</p>
<p style="text-align: justify;">Comme l’a souligné judicieusement le conseiller Guaino, il devrait être possible de poser ce genre de question. Elle traverse les débats intellectuels du siècle et l’honneur de la Gauche devrait être d’élever le débat sans tomber immédiatement dans la dénonciation morale. La morale n’a de place dans une campagne politique que très marginalement et l’évolution du débat publique au cours de ce quinquennat tend à disqualifier encore davantage cette approche.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais sur le fond, que faudrait-il répondre ? Le grand débat entre universalisme et relativisme est complexe. A la fin du XIX<sup>è</sup> siècle, quand Clémenceau s’opposait frontalement à Ferry sur la question de la colonisation, on retrouvait quasiment les mêmes termes. Pour Ferry, « les races supérieures » avaient le « devoir d’éduquer les races inférieures. ». Le député Clemenceau répondait que depuis qu’il avait entendu des savants allemands démontrer que la France était inférieure à l’Allemagne, il « y regarde à deux fois avant de me retourner vers un homme et vers une civilisation, et de prononcer : homme ou civilisation inférieurs. ». La phrase de Guéant, se basant sur des « faits », ignore en réalité l’Histoire et fait preuve d’un ethno-centrisme passablement daté. Les prières dans la rue ou la burqa résument-elles la civilisation musulmane ? Quid des mosquées resplendissantes, de la vie intellectuelle et culturelle des pays arabes ? Si le ministre Guéant veut absolument comparer des civilisations, alors qu’il compare mais pas des situations conjoncturelles du temps actuel. Comment juger une civilisation au regard de l’actualité politique quand une civilisation s’inscrit précisément dans un temps long?</p>
<p style="text-align: justify;">Certaines pratiques sont évidemment condamnables. Il n’est pas question de défendre la négation des droits de la femme, de la lapidation ou de la burqa. Il est cependant ridicule et intellectuellement malhonnête de réduire une civilisation à ces actes, si barbares soient-ils. Cela aurait-il un sens de dire que la civilisation américaine est inférieure à celle européenne car elle pratique encore la peine de mort ? Faut-il nous estimer inférieur parce que la « civilisation » européenne a été capable d’exterminer plus de 6 millions de Juifs, des Tziganes, des personnes handicapées et des homosexuels ?</p>
<p style="text-align: justify;">Il y a l’inacceptable et l’acceptable. La prière dans la rue n’a rien d’inacceptable en soi mais ne doit bien évidemment pas être tolérée en Europe, tout comme la burqa, pour reprendre les deux exemples du ministre Guéant. Si certains pays l’acceptent ou le revendiquent car il s’agit de leur tradition, il serait sans doute indécent de les chapitrer sur cette question.</p>
<p style="text-align: justify;">Le discours de repentance si souvent repris à gauche peut et, à mon sens, doit être combattu. La civilisation européenne a des mérites et non des moindres. L’un d’entre eux, d’ailleurs, est le doute qui la traverse. Ce doute et l’expérience de l’Histoire et de la colonisation doivent nous empêcher de vouloir imposer un quelconque modèle unique, tout en combattant l’inacceptable. Cela ne veut pas dire qu’il ne faille pas défendre, en Europe, la civilisation européenne.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Arnaud V.<sup><a href="http://www.iepmag.com/2012/02/05/touche-pas-a-ma-civilisation/#footnote_0_2002" id="identifier_0_2002" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="L&amp;#8217;opinion d&eacute;velopp&eacute;e est celle de l&amp;#8217;auteur et n&amp;#8217;engage pas la r&eacute;daction.">1</a></sup> &#8211; Sciences Po Strasbourg</em></p>
<div id="seo_alrp_related"><h2>Voir aussi :</h2><ul><li><div class="seo_alrp_rl_content"><h3><a href="http://www.iepmag.com/2012/02/06/combattre-linfame/" rel="bookmark">Combattre l&#8217;infâme</a></h3><p>Publiée dans le journal Controverses de Sciences Po Aix, IEPMag vous propose aujourd'hui une réponse à l'article "La victimocratie: quand la faiblesse devient une force", qui ...</p></div></li><li><div class="seo_alrp_rl_content"><h3><a href="http://www.iepmag.com/2011/04/08/debattons-du-debat/" rel="bookmark">Débattons du débat</a></h3><p>L'UMP semble maintenant se faire assez discret sur les conclusions et conséquences du très médiatique "débat sur la laicité", clivant jusqu'au sein de la majorité ...</p></div></li><li><div class="seo_alrp_rl_content"><h3><a href="http://www.iepmag.com/2011/04/09/entretien-parti-radical-de-gauche/" rel="bookmark">[Entretien] Parti Radical de gauche</a></h3><p>Dans le dernier article publié par notre rédaction, intitulé Débattons du Débat, l'auteur interpellait notamment le parti Radical de gauche (PRG) au sujet du mutisme ...</p></div></li><li><div class="seo_alrp_rl_content"><h3><a href="http://www.iepmag.com/2011/04/26/la-dialectique-hegelienne-du-sarkozy-et-du-fillon/" rel="bookmark">La dialectique hégélienne du Sarkozy et du Fillon</a></h3><p>Au delà d'une querelle d'hommes et plus qu'une lutte idéologique, l'affrontement Sarkozy/Fillon révolutionne le rapport de force traditionnel de la Vème République et pourrait bien ...</p></div></li></ul></div><br><hr size="1" /><br><ol class="footnotes"><li id="footnote_0_2002" class="footnote">L&#8217;opinion développée est celle de l&#8217;auteur et n&#8217;engage pas la rédaction.</li></ol><br><hr size="1" />]]></content:encoded>
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		<title>La victimocratie : quand la faiblesse devient une force</title>
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		<pubDate>Sat, 04 Feb 2012 15:59:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers1]]></category>

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		<description><![CDATA[Publié initialement dans le journal Controverses de Sciences Po Aix, IEP Mag vous propose un article polémique sur le statut de victime octroyé aux minorités. Nous publierons dans les jours à venir les articles publiés en réponse à cette tribune. Etre victime, c’est le pied. En Occident, le statut de victime octroyé à une communauté [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.iepmag.com/wp-content/uploads/2012/02/DSC_0053.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1993" title="La victimocratie : quand la faiblesse devient une force" src="http://www.iepmag.com/wp-content/uploads/2012/02/DSC_0053.jpg" alt="DSC 0053 La victimocratie : quand la faiblesse devient une force" width="500" height="350" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Publié initialement dans le journal Controverses de Sciences Po Aix, IEP Mag vous propose un article polémique sur le statut de victime octroyé aux minorités. Nous publierons dans les jours à venir les articles publiés en réponse à cette tribune.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Etre victime, c’est le pied. En Occident, le statut de victime octroyé à une communauté ou à un groupe d’individus confère un droit d’impunité dans le jugement d’autrui. Quel est le point commun, a priori, entre le fait d’être noir, arabe, une femme, un homosexuel, habiter les banlieues …? Tous des victimes!</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La modernité bien-pensante a retrouvé les chemins balisés du puritanisme. Racisme, machisme, ségrégation, homophobie, tels sont les maux contre lesquels luttent avec une rage inégalée des associations communautaristes comme le CRAN ou SOS Racisme. Mais ces dernières représentent un danger en véhiculant dans toutes les sphères de la société une pensée unique, celle du politiquement trop correct. Elles engagent un processus de reconnaissance identitaire en faveur de certaines communautés, oubliant que la République ne reconnaît que les individus et non les groupes. Mais pour parvenir à leur fin, ils se comportent comme les pires des fascistes.</p>
<p style="text-align: justify;">En effet, par le biais de ces associations de défense des communautés, il semble émerger un nouveau phénomène, celui de la victimocratie. La victimocratie, ou le fait de mettre les victimes de plus en plus au coeur du fonctionnement de la société, néglige et abroge le pluralisme et la liberté de parole et de penser. Le simple fait d’être noir, arabe ou une femme confère une impunité dans le jugement d’autrui. On ne peut par exemple plus dire comme Zemmour que  »la plupart des trafiquants sont noirs et arabes » sans avoir sur le dos toutes les associations de défense des droits de l’homme, la justice et la société civile. C’est par exemple le cas de la marque Nivéa qui s’est vue contrainte de retirer une publicité jugée  »raciste » montrant un afro-américain et flanquée du slogan  »recivilisez-vous ». Et si le mannequin avait été blanc, cette publicité aurait-elle été interdite au nom de la lutte contre le racisme? J’en doute fort…</p>
<h3 style="text-align: justify;">“LA DISPOSITION DU STATUT DE VICTIME MET LES INDIVIDUS DANS UNE BULLE DE PROTECTION”</h3>
<p style="text-align: justify;">Il y a donc aujourd’hui une dangereuse dérive dans notre société: à force de vouloir trop protéger les victimes, c’est-à-dire ceux qui souffrent d’une relative marginalisation du fait de leur appartenance culturelle, ethnique, sexuelle…, notre société est en proie à des forces de désintégration. On ne peut plus juger un noir, un arabe, une femme, un homo, sans se faire coller l’étiquette de raciste, machiste, xénophobe, homophobe ou autre. Par exemple, à la dernière élection présidentielle, en 2007, Ségolène Royal utilisait son genre pour se victimiser et discréditer Nicolas Sarkozy: “Mr Sarkozy, ne me traitez pas comme cela, les femmes ne sont pas des objets ».<br />
La disposition du statut de victime met les individus dans une bulle de protection. Dès lors, au nom du respect des identités et des appartenances de chacun, exigence défendue par les associations communautaristes, on ne peut plus rien dire qui sorte du moule normatif sans être considéré comme un bourreau. Mais en vérité, les fascistes, ce sont eux. Ils sont les propagateurs d’une pensée unique qui vise le respect de toutes les appartenances au nom des libertés individuelles, mais qui concrètement conduit à la dissolution des libertés de parole et de penser. Abrogeons-donc les lois qui pénalisent le racisme, au nom d’une liberté perdue sous la pression des droits de l’hommisme, celle de penser librement!</p>
<h3 style="text-align: justify;">“LE RÉSULTAT D’ENSEMBLE EST UNE DISSOLUTION DE L’ÂME DE LA FRANCE”</h3>
<p style="text-align: justify;">Cette victimocratie provient d’un mal dangereux : le communautarisme. Le communautarisme consiste à reconnaître les droits pour les communautés et groupes et non plus pour les individus. C’est un phénomène malsain qui menace la République. En effet, l’intégration en France a longtemps reposé sur le modèle d’assimilation : aucune différence de race, ethnique…. Ainsi, les individus sont tous des citoyens à part entière. L’immigré renonçait donc à son identité pour adopter les coutumes de la France. Mais à partir des années 1970-1980, émergent les revendications du droit à la différence, donnant naissance à un régime bâtard où l’assimilation n’est plus la norme. Ces revendications au droit à la différence sont dangereuses car depuis plus de 1500 ans, la France s’est construite sur Rome et le christianisme. Au nom de quelles exigences cela devrait-il évoluer vers un régime bâtard? Pour constituer une nation, il faut une discipline qui consiste à rentrer dans les moules culturels français. Or aujourd’hui, les gens ne se mélangent plus, ils se séparent. C’est la liberté de la tribu et du groupe d’imposer ses règles au nom de la liberté individuelle.</p>
<p style="text-align: justify;">Le résultat d’ensemble est une dissolution de l’âme de la France, de ses libertés de parole et de penser au nom d’un processus de reconnaissance identitaire des  »victimes ». Ainsi, comme l’a à juste titre repéré Max Gallo,  »la France est-elle en passe de devenir un simple territoire où cohabitent des tribus? Notre nation est en proie à des forces de désintégration »… Voilà de quoi méditer.</p>
<p>Alexis L.<sup><a href="http://www.iepmag.com/2012/02/04/la-victimocratie-quand-la-faiblesse-devient-une-force/#footnote_0_1992" id="identifier_0_1992" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="L&amp;#8217;opinion d&eacute;velopp&eacute;e est celle de l&amp;#8217;auteur et n&amp;#8217;engage pas la r&eacute;daction">1</a></sup> &#8211; Sciences Po Aix<sup><a href="http://www.iepmag.com/2012/02/04/la-victimocratie-quand-la-faiblesse-devient-une-force/#footnote_1_1992" id="identifier_1_1992" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Cr&eacute;dit&nbsp;Photo : Marie Rouhlac de Rochebrune">2</a></sup> -<em> Controverses</em>.</p>
<br><b>Mots clés:</b><br><a href="http://www.iepmag.com/2012/02/04/la-victimocratie-quand-la-faiblesse-devient-une-force/" title="la republique ne reconnait communaute individus">la republique ne reconnait communaute individus</a>, <a href="http://www.iepmag.com/2012/02/04/la-victimocratie-quand-la-faiblesse-devient-une-force/" title="nivea">nivea</a>, <a href="http://www.iepmag.com/2012/02/04/la-victimocratie-quand-la-faiblesse-devient-une-force/" title="victimocratie iepmag">victimocratie iepmag</a><div id="seo_alrp_related"><h2>Voir aussi :</h2><ul><li><div class="seo_alrp_rl_content"><h3><a href="http://www.iepmag.com/2012/02/06/combattre-linfame/" rel="bookmark">Combattre l&#8217;infâme</a></h3><p>Publiée dans le journal Controverses de Sciences Po Aix, IEPMag vous propose aujourd'hui une réponse à l'article "La victimocratie: quand la faiblesse devient une force", qui ...</p></div></li><li><div class="seo_alrp_rl_content"><h3><a href="http://www.iepmag.com/2011/12/05/la-bisexualite-pour-les-nuls/" rel="bookmark">La bisexualité pour les nuls</a></h3><p>&nbsp; Venant de la part d'individus qui ont vécu une expérience très personnelle de la marginalisation et de l'exclusion, on pourrait s'attendre à une certaine ...</p></div></li><li><div class="seo_alrp_rl_content"><h3><a href="http://www.iepmag.com/2011/04/14/s%e2%80%99il-vous-plait-arretez-de-vous-indigner/" rel="bookmark">S’il vous plait, arrêtez de vous indigner !</a></h3><p>Un contributeur régulier d'IEP Mag nous propose aujourd'hui une brève politique pour exprimer son ras-le-bol de l'indignation générale et des polémiques incessantes, qu'elles concernent la ...</p></div></li><li><div class="seo_alrp_rl_content"><h3><a href="http://www.iepmag.com/2010/06/22/de-lincorrection-en-politique/" rel="bookmark">De l&#8217;incorrection en politique</a></h3><p>(ou comment promouvoir la pensée unique anti-système) Le langage politique a parfois des raisons que la raison ignore. Des mots, des expressions ou des concepts ...</p></div></li></ul></div><br><hr size="1" /><br><ol class="footnotes"><li id="footnote_0_1992" class="footnote">L&#8217;opinion développée est celle de l&#8217;auteur et n&#8217;engage pas la rédaction</li><li id="footnote_1_1992" class="footnote">Crédit Photo : Marie Rouhlac de Rochebrune</li></ol><br><hr size="1" />]]></content:encoded>
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		<title>Compassion is fashion: Paris Sans Fourrure</title>
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		<pubDate>Sat, 28 Jan 2012 12:26:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers1]]></category>
		<category><![CDATA[animal]]></category>
		<category><![CDATA[animaux]]></category>
		<category><![CDATA[cruauté]]></category>
		<category><![CDATA[fouquet's]]></category>
		<category><![CDATA[fourrure]]></category>
		<category><![CDATA[reporter]]></category>

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		<description><![CDATA[Conviée en tant que &#171;&#160;reporter étudiante&#160;&#187;, une étudiante de Sciences Po Paris nous présente le défilé &#171;&#160;Paris Sans Fourrure&#160;&#187; du 26 janvier 2012 au Fouquet&#8217;s. Pourquoi un défilé sans fourrure ?  « Compassion is fashion » Une première mondiale réussie pour le défilé « Paris Sans Fourrure »  Dans le cadre du luxueux Fouquet&#8217;s Barrière hôtel, le défilé Paris [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="JUSTIFY"><a href="http://www.iepmag.com/wp-content/uploads/2012/01/Defile-Paris-sans-Fourrure-Credit-Photo-Anna-Nenneman_La-Chaine-du-Coeur-3.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1981" title="Compassion is fashion: Paris Sans Fourrure" src="http://www.iepmag.com/wp-content/uploads/2012/01/Defile-Paris-sans-Fourrure-Credit-Photo-Anna-Nenneman_La-Chaine-du-Coeur-3.jpg" alt="Defile Paris sans Fourrure Credit Photo Anna Nenneman La Chaine du Coeur 3 Compassion is fashion: Paris Sans Fourrure" width="500" height="332" /></a></p>
<p align="JUSTIFY"><em>Conviée en tant que &laquo;&nbsp;reporter étudiante&nbsp;&raquo;, une étudiante de Sciences Po Paris nous présente le défilé &laquo;&nbsp;Paris Sans Fourrure&nbsp;&raquo; du 26 janvier 2012 au Fouquet&#8217;s. Pourquoi un défilé sans fourrure ? </em></p>
<p align="JUSTIFY">
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #ff00ff;"><span style="font-size: medium;"><strong>« Compassion is fashion »</strong></span></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #ff00ff;">Une première mondiale réussie pour le défilé « Paris Sans Fourrure »</span></p>
<p align="JUSTIFY"> <strong>Dans le cadre du luxueux Fouquet&#8217;s Barrière hôtel, le défilé Paris Sans Fourrure organisé par <a href="http://www.neo-planete.com/">Néoplanète</a> et la <a href="http://www.lachaineducoeur.fr/">Chaine du cœur</a> avec le soutien de <a href="http://www.petafrance.com/index.asp">PeTA</a>, a clôturé en beauté la Fashion Week Paris 2012, démontrant ainsi qu&#8217;il existe à la fourrure et au cuir de véritables alternatives.</strong></p>
<p align="JUSTIFY"><strong>« La fausse fourrure est aussi soyeuse et chaude que celle des animaux » </strong></p>
<p align="JUSTIFY">La fourrure serait-elle devenue « has been » ? L&#8217;ambition de ce défilé est en tout cas de le démontrer. L&#8217;industrie de la fourrure est un massacre dans lequel les animaux sont dépecés vivants. En début de soirée, le discours prononcé par Anna Neneman (la Chaîne du cœur) et Yolaine de la Bigne (Néoplanète) nous le rappelle. De plus, les besoins physiologiques des animaux élevés pour leur fourrure ne sont pas respectés. Ceci n&#8217;est plus tolérable en 2012, surtout quand des alternatives innovantes sont possibles. C&#8217;est la fausse fourrure qui sera désormais à l&#8217;honneur. Fabriquée avec de la fibre synthétique, elle est aussi soyeuse et chaude que celle des animaux. L&#8217;avantage : ces derniers ne paient pas le prix fort de leur vie, et votre bourse s&#8217;en porte mieux.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-size: x-small;"><em><a href="http://www.iepmag.com/wp-content/uploads/2012/01/Defile-Paris-sans-Fourrure-Credit-Photo-Anna-Nenneman_La-Chaine-du-Coeur-1.jpg"><img class="size-medium wp-image-1984 alignleft" title="Compassion is fashion: Paris Sans Fourrure" src="http://www.iepmag.com/wp-content/uploads/2012/01/Defile-Paris-sans-Fourrure-Credit-Photo-Anna-Nenneman_La-Chaine-du-Coeur-1-200x300.jpg" alt="Defile Paris sans Fourrure Credit Photo Anna Nenneman La Chaine du Coeur 1 200x300 Compassion is fashion: Paris Sans Fourrure" width="200" height="300" /></a></em></span></p>
<p><strong>« De grandes marques et créateurs ont proposé des pièces révolutionnaires, les célébrités suivent le mouvement »</strong></p>
<p align="JUSTIFY">Le défilé, qui est une première mondiale en matière de mode éthique a connu un vif succès en réunissant plus d&#8217;une centaine d&#8217;invités. Le comédien Oscar Sisto, l&#8217;animateur Laurent Petitguillaume, Indra et Willy Liechti (chanteuse et animateur), Celine Balitran ou encore l&#8217;écrivain Paul-Loup Sulitzer, tous sensibles à la cause animale, étaient présents. Beaucoup d&#8217;autres célébrités sont engagés dans le même combat. On peut par exemple citer Carla Bruni, Pink, Angelina Jolie ou encore Nathalie Portman.</p>
<p align="JUSTIFY">Isabelle Goetz, chargée de campagne pour PeTA France, nous rappelle que de grandes marques et créateurs ont soutenu l&#8217;initiative en proposant des pièces révolutionnaires : «  <a href="http://www.impassedeladefense.fr/">Karim Bonnet</a>, <a href="http://www.plichfashion.com/">Plich</a>, <a href="http://www.vjcouture.com/vj-boutique/fr/">VJ Couture,</a> <a href="http://www.francksorbier.com/">Franck Sorbier</a>, <a href="http://www.c-and-a.com/fr/fr/corporate/">C&amp;A</a>, <a href="http://www.les-racines-du-ciel.com/index.php">Les Racines du ciel</a>, <a href="http://spirithoods.com/">Spirit Hoods</a>, et même <a href="http://www.youtube.com/etam">Etam</a> qui a récemment décidé de ne plus vendre de fourrure ». Ces designers ont souhaité montrer que mode et tendance pouvaient rimer avec conscience. Les pièces présentées semblent ainsi avoir été très appréciées. On remarquera notamment le succès qu&#8217;a eu l&#8217;innovation de <a href="http://www.vjcouture.com/vj-boutique/fr/">Valéry Joubault</a>. Il s&#8217;agit de magnifiques pochettes pour « smartphones » en fausse fourrure ornées de Swarovsky : chic, pratique et éthique. Justement, pour faire passer le message, les mannequins portaient des tee-shirts humoristiques pour inciter à la réflexion. Un nouveau départ a sonné : « compassion is fashion », « la beauté sans la cruauté », ou encore « la fourrure c&#8217;est has been ». Le message est clair, on ne peut plus être élégant sans cœur. Le vrai luxe, c&#8217;est de savoir dire non.</p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_1987" class="wp-caption alignleft" style="width: 193px"><a href="http://www.iepmag.com/wp-content/uploads/2012/01/Fasse-fourrure.png"><img class="size-medium wp-image-1987 " title="Compassion is fashion: Paris Sans Fourrure" src="http://www.iepmag.com/wp-content/uploads/2012/01/Fasse-fourrure-183x300.png" alt="Fasse fourrure 183x300 Compassion is fashion: Paris Sans Fourrure" width="183" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Faux cuir et Fausse fourrure</p></div>
<p align="JUSTIFY">Et qu&#8217;en pensent les modèles, habituées à porter des vêtements de qualité ? Johanna et Laura, deux d&#8217;entre elles, confient : « c&#8217;est très original, ça change de d&#8217;habitude ». Est-ce qu&#8217;elles troqueraient pour autant leur fourrure contre de la fausse ? Pour Johanna, c&#8217;est « sans problème » tandis que Laura s&#8217;interroge : « et pourquoi pas ? ». En effet, après ce défilé et ces pièces toutes plus élégantes les unes que les autres, il n&#8217;y a plus d&#8217;excuse pour refuser la fausse fourrure et le faux cuir.</p>
<p align="JUSTIFY"><strong>« Le respect des animaux est indissociable du respect des hommes entre eux »</strong></p>
<p align="JUSTIFY">Et vous, dans tout ça ? En tant que décideurs de demain, il est de votre devoir d&#8217;être informés de cette barbarie humaine. Il y a des problèmes plus importants me direz vous. Pourtant, on ne peut raisonnablement hiérarchiser les causes. Ce serait affirmer que nos activités respectives devraient être abandonnées au profit de causes plus importantes comme la faim dans le monde. Mais être journaliste, avocat, banquier, ou défenseur de la cause animale n&#8217;a jamais empêché personne de se préoccuper également des êtres humains. De plus, le respect des animaux est indissociable du respect des hommes entre eux. Gandhi disait « on reconnaît le degré de civilisation d&#8217;un pays à la manière dont il traite les animaux ». C&#8217;est une question d&#8217;humanité. L&#8217;homme ne peut mépriser et faire souffrir le vivant en ayant conscience de cela sans tomber dans la sauvagerie et l&#8217;animalité. L&#8217;Homme et son environnement sont interdépendants. Il est donc nécessaire de le préserver. Etre un humain, ce n&#8217;est pas dominer et martyriser des êtres sensibles sous prétexte que nous sommes plus importants, c&#8217;est en être responsable. Et puisque nous sommes responsables, il est nécessaire d&#8217;agir pour eux mais aussi pour préserver notre statut. Nous sommes des humains : assez puissants pour les tuer, assez raisonnables pour les protéger.</p>
<p align="RIGHT">Caroline GUION</p>
<p align="JUSTIFY">Pour en savoir plus :</p>
<p align="JUSTIFY"><em><a href="http://www.youtube.com/watch?v=Jl0oVVxDhA4&amp;feature=player_embedded" target="_blank">L&#8217;industrie de la fourrure pour les âmes sensibles et les enfants</a></em></p>
<p align="JUSTIFY"><a href=" http://features.peta.org/WhoseSkin/" target="_blank">Whose skin are you in ?</a></p>
<p align="JUSTIFY"><a href="http://video.google.fr/videoplay?docid=4093730216074063220#" target="_blank">La réalité de l&#8217;exploitation animale</a></p>
<p align="JUSTIFY"><strong>Le défilé : en <a href="http://www.neo-planete.com/2012/01/27/le-defile-paris-sans-fourrure-en-images/">IMAGES</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<br><b>Mots clés:</b><br><a href="http://www.iepmag.com/2012/01/28/compassion-is-fashion-paris-sans-fourrure/" title="paris sans fourrure">paris sans fourrure</a>, <a href="http://www.iepmag.com/2012/01/28/compassion-is-fashion-paris-sans-fourrure/" title="Paris Sans Fourrure le 26 janvier 2012">Paris Sans Fourrure le 26 janvier 2012</a>, <a href="http://www.iepmag.com/2012/01/28/compassion-is-fashion-paris-sans-fourrure/" title="défilé paris sans fourrure">défilé paris sans fourrure</a>, <a href="http://www.iepmag.com/2012/01/28/compassion-is-fashion-paris-sans-fourrure/" title="caroline guion">caroline guion</a>, <a href="http://www.iepmag.com/2012/01/28/compassion-is-fashion-paris-sans-fourrure/" title="indra paris sans fourrure">indra paris sans fourrure</a><div id="seo_alrp_related"><h2>Voir aussi :</h2><ul><li><div class="seo_alrp_rl_content"><h3><a href="http://www.iepmag.com/2011/11/15/cinemas-et-revolutions/" rel="bookmark">Cinémas et Révolutions</a></h3><p>Le cinéma peut-il être un signe avant-coureur d’une révolution politique ? On peut dire en tous cas que le cinéma révèle l’état de maturité d’une ...</p></div></li><li><div class="seo_alrp_rl_content"><h3><a href="http://www.iepmag.com/2011/11/03/edito-referendum-grec-changez-le-peuple/" rel="bookmark">[Edito] Référendum grec : Changez le peuple !</a></h3><p>Mais de quoi se mêlent-ils ? Les grecs vont devoir se serrer la ceinture d’une façon ou d’une autre. Les technocrates « libéreurobéats » leur ...</p></div></li><li><div class="seo_alrp_rl_content"><h3><a href="http://www.iepmag.com/2011/12/05/la-bisexualite-pour-les-nuls/" rel="bookmark">La bisexualité pour les nuls</a></h3><p>&nbsp; Venant de la part d'individus qui ont vécu une expérience très personnelle de la marginalisation et de l'exclusion, on pourrait s'attendre à une certaine ...</p></div></li><li><div class="seo_alrp_rl_content"><h3><a href="http://www.iepmag.com/2010/10/24/je-suis-grand-et-je-suis-toujours-patriote/" rel="bookmark">Je suis grand et je suis (toujours) patriote</a></h3><p>Cet article est une réponse à l'article Quand j’étais petite, j’étais patriote. Mon amour pour la France n’a rien d’un complexe d’Œdipe mal digéré, n’a ...</p></div></li></ul></div>]]></content:encoded>
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